Le HVM a remporté les élections successives à grand coups de fraudes et s’apprête à faire de même pour celles à venir. Il règne donc en maître absolu. Mais que fait-il au juste de cette toute-puissance? En effet, le pouvoir exécutif n’engage aucune réforme de fond et c’est à peine si le pouvoir législatif vote des lois. Le monopole du pouvoir par le HVM devait apporter une forme de stabilité mais celle-ci a abouti à une situation complètement sclérosée qui n’arrange que les barons et baronnes du régime parce qu’ils peuvent se remplir les poches à souhait. La population ne cautionne pas le régime et les bailleurs de fonds ne lui font pas confiance. De peur de perdre une once de pouvoir, nos dirigeants s’enfoncent dans un conservatisme de mauvais augure qui traduit une irresponsabilité et qui contraste avec les immenses besoins de réformes structurelles. Le régime nous ennuie avec ses gesticulations dénuées d’impact sur la vie de nos concitoyens, notamment concernant l’organisation du Sommet de la Francophonie, la sortie d’Air Madagascar de l’Annexe B et les décaissements sous conditions des bailleurs de fonds. Il se satisfait d’un certain immobilisme qui conduit à tourner en rond et qui, paradoxalement, ne procure aucune stabilité. C’est pourquoi il panique au moindre mouvement étudiant et à toute revendication syndicale. Comment pourrait-il y avoir de la stabilité avec si peu de perspectives en termes de croissance économique, de progrès social et de créations d’emplois ? Cette façade de stabilité, maintenue artificiellement grâce à la répression, est une grenade dépouillée entre les mains de ces pyromanes qui nous gouvernent. 

Folojaona