Les derniers chiffres du 1er recensement ont été retenus évoquant le nombre des sans-abris à plus de 800 personnes. Ce chiffre, est obtenu grâce au travail acharné d’une trentaine d’agents issus du ministère de la Population. Le bâtiment public SEBA, Isotry va être transformé en un centre de réinsertion sociale pour les sans-logis, selon Ravo Ratovo, collaborateur technique au sein de la direction aux chocs et aux protections contre les risques sociaux (DRCPRS/ MPPSPF). Il a fait savoir que la direction de la réinsertion sociale, prend en main la situation des SDF (4MI) mais la part de la DRCPRS est terminée. Cette action du ministère de la Population est dans le but de réinsérer les familles qui vivent dans la précarité. La réinsertion psychosociale et professionnelle est aussi envisagée à ce programme de développement. La réalisation de ce projet est estimée à 71.423.024 ariary. Par ailleurs, les sans-abris comptés vont être pris en charge, ils vont bénéficier des équipements, des conseils tels que sur les plans psychologiques au rapatriement voire au recensement. Ainsi, ils vont être orientés dans le domaine professionnel. A part le centre d’Andranofeno Sud, les axes évalués sont vers Anosy jusqu’à Isotry, Andravoahangy à Besarety, Ambohidahy, Analakely et aux alentours. « A titre provisoire, les sans-abris occupent un bâtiment public, sis à Anosizato… L’achèvement de SEBA reste encore indéterminé », a confirmé Ravo Randrianarivelo, directeur au sein de la BMH. La commune Urbaine d’Antananarivo (Cua), le BMH, les ministères de la Population (direction de la Réinsertion sociale et DRCPRS) coopère étroitement à la mise en œuvre de ce projet. Ce projet peut être réussi, mais la précipitation dans sa réalisation attise des soupçons….

« Nous sommes pourchassés quand nous dormons sur les trottoirs, avec ce froid invivable. Des « agents inconnus » nous aspergent de l’eau et nous forcent à s’installer à Isotry… », a affirmé Rotsy (pseudo d’emprunt), une femme sans-abris. Cette dame a poursuivi que même s’ils sont pauvres, des moindres droits et de reconsidérations devraient avoir eu lieu. « Le gouvernement n’est pas en état de nous protéger, mais au contraire ils veulent nous tuer. Avant, il n’y avait pas de réels programmes pour nous, pourquoi en ce temps la veille de la francophonie, il y en a ? », se questionne un autre 4MI. Un responsable au sein de ministère de la Population a évoqué que le budget pour la réalisation de ce projet est loin d’être suffisant. Pourquoi alors se précipiter, cette fois dans ce projet ? De toute façon, les démunis et les plus vulnérables n’ont jamais figuré parmi les prioritaires. De plus, des accompagnements nécessaires dans ce processus ne sont pas encore prêts, tels que le centre d’habitation.

Une francophonie réussie est le seul espoir, outre une sorte de défis pour ce gouvernement. De ce fait, tous les secteurs sont mobilisés dans sa préparation, même en dépit des plus faibles et des pauvres. Le gouvernement veut avancer et apporter des changements pour le pays, mais leurs approches semblent inadaptées. Pour ceux qui ne sont pas contents, ils n’ont qu’à se mettre en grève… Bref, tout développement personnel devrait être endogène.

Malalanirina