Démenti en faveur de Mahafaly Olivier: Le mal est… feu
La vérité est comme le feu, il brûle celui qui tente de le couvrir ou de le cacher. Tout en haut d’un mur du Palais de Justice d’Anosy, on peut lire quelque chose du genre. Les responsables qui ont tenté jusqu’ici de camoufler des actes coupables commis dans l’exercice des prérogatives étatiques l’ont tous appris, à leurs dépens.
Depuis tout le temps que les médias en faisaient les choux gras, le Directeur des concours financiers de l’Etat venait pratiquement de remuer la boue.
En remettant sur le tapis cette vieille histoire d’un ministre de l’Intérieur qui se mêle des affaires de la gestion financière de la lointaine Commune d’Ambohimahamasina, à Ambalavao, ce commis d’Antaninarenina au lieu de sauver la mise à l’actuel Premier ministre, il a mis de l’huile sur un feu de paille de
«blé». L’administration aura beau sanctionner sur le plan disciplinaire les inspecteurs d’Etat par qui le scandale était arrivé, les faits restent et demeurent têtus.
Des dossiers accablants sur l’affaire existent bel et bien. Ce n’est pas en niant que des appels téléphoniques avaient eu lieu entre telles ou telles personnes qu’on pourra gommer la véracité de certaines pratiques punissables par la loi.
Et lorsque le sieur Houssen Abdullah avoue en public : « Moi-même je ne connais que quelques maires sur tout Madagascar. », il ne fait que reconnaître les failles de ce gigantisme de la centralisation excessive de la gestion des finances publiques. Ce n’est pas seulement que « Madagascar est tellement grand… » Les fonctionnements des services publics vont de travers dans ce pays, c’est plutôt parce que les ingérences et les immixtions coupables de certains décideurs, empêchent les honnêtes gens de faire correctement leur boulot. Sinon comment expliquer l’injustice que venaient de ce trio dont le sort tort a été mettre leur nez dans la combine de quelques ripoux. Que le ministre de l’Intérieur ait été mêlé à une affaire de détournement de deniers publics cela reste à prouver. Mais quand on saque sciemment les enquêteurs assermentés et aussi témoins qui ont constaté les délits d’une manière professionnelle et dans l’exercice de leurs fonctions d’Inspecteurs d’Etat, à qui pourra-t-on encore se fier pour que la vérité éclate et que justice soit faite ? Depuis le pauvre maire de cette lointaine commune jusqu’aux petits fonctionnaires qui savent quelque chose, c’est la panique. Les sanctions prises à l’encontre de ces hauts fonctionnaires sont tellement dissuasives que l’actuel Premier ministre peut dormir maintenant sur ses deux oreilles. Sans pourtant avoir la conscience tranquille. L’épée de Damoclès que représente pour tous la Loi sera toujours là et tranchera le moment venu, quand on ne s’y attend plus du tout. Trêve de polémiques. Parce que la sagesse populaire veut qu’ « Ici-bas, un jour tout se paie ! »
N.R