Education publique: Suppression des droits d’inscription, mais encore…

Les élèves inscrits dans certaines Ecoles Primaires Publiques (EPP) seront définitivement acquittés de droit d’inscription et de réinscription pour la prochaine année scolaire, d’après une décision du ministère de l’Education Nationale. Les parents des enfants de familles défavorisées n’auront donc pas à s’inquiéter de ce côté financier pour la rentrée scolaire. Un effort vers l’exécution de l’éducation pour tous qui mérite d’être salué. Pour d’autres, ces frais restent tout de même à payer. Le maintien ou l’abolition de ces frais dépendrait en fait des initiatives de l’association des parents d’élèves. C'est-à-dire que la décision revient à ces derniers, le ministère ne fait alors qu’autoriser les éventuelles suppressions.

Ces frais d’inscriptions et les écolages de la scolarisation des enfants dans les écoles publiques serviraient en partie, dans la plupart des cas, à rémunérer les enseignants. Les parents d’élèves cotiseraient également dans certaines écoles pour le paiement des salaires de ces éducateurs, qui devraient pourtant être octroyés par l’Etat. Du moins selon les dires des enseignants grévistes, qui continuent actuellement de réclamer leurs rémunérations auprès des responsables étatiques. Le syndicat des enseignants SEMPAMA a d’ailleurs récemment annoncé qu’ils n’hésiteraient pas à boycotter le démarrage de la nouvelle année scolaire, en refusant tout simplement d’enseigner, si leurs revendications salariales ne sont pas considérées.

En espérant que la décision de supprimer ou de maintenir les droits d’inscriptions et de réinscriptions au sein des écoles publiques, qui revient désormais aux parents d’élèves, n’aura aucun impact sur la rémunération déjà insuffisante des éducateurs. Dans le cas contraire, une embrouille pourrait apparaître en perspective.

Nomena