Sommet de la Francophonie : retard des travaux prévisible
Pour asseoir son pouvoir et ses excès, le régime a perdu du temps et de l’énergie à pourchasser les syndicalistes, les grévistes et les journalistes qui étaient dans leur bon droit. Résultat des courses : il n’y a aucune réalisation tangible sur le plan socioéconomique. Pire, l’organisation du Sommet de la Francophonie, qui est le seul projet de grande envergure, accuse un énorme retard reconnu officiellement par le Chef de l’Etat. Ce retard est une honte pour nos dirigeants qui ne sont pas à la hauteur. Ce n’est pas étonnant lorsqu’on sait que les gros marchés publics liés à cet évènements ont été attribués de gré à gré, dans le but d’engendrer des commissions occultes et de favoriser les copains-coquins, aussi incompétents que cupides. Ce retard est également un rude camouflet pour Michaelle Jean, Secrétaire Générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie, qui se trouve ridiculisée. Dans une parfaite ignorante des réalités, elle avait martelé, avec force et vigueur, que tout serait fin prêt pour les 26 et 27 novembre 2016. Ce ne sera pas le cas. Ce retard n’est pas seulement une défaite pour Madagascar. Il est aussi un échec pour la Francophonie. Tant que la Grande Ile continuera à privilégier la grande corruption, elle ne pourra accueillir que les petites conférences.
M. GASPARD
Commentaires
S’abonner au flux RSS pour les commentaires de cet article.