Commerce de voitures: Un business fructueux
Environ 3 700 véhicules nouvellement immatriculés sont enregistrés dans la capitale à chaque trimestre durant cette première partie de 2016. Soit une perspective allant de13 000 à 14 000 nouvelles appropriations d’automobiles cette année à Antananarivo, si les 12,4% de nouvelles immatriculations issues de mutation de province sont soustraites. Ce grand nombre de voitures présent en ville est essentiellement issu de l’importation. Pour l’année 2013 par exemple, l’importation de véhicules dans le port de Toamasina a connu une hausse de 41% en l’espace de 5 ans, d’après les données de la chambre de commerce internationale. Les responsables du port annonçaient à cette époque que ce taux d’importation serait encore revu à la hausse. Et encore, ce chiffre inclut uniquement les voitures d’occasion, alors qu’elles ne représentent que 28.9% des actuelles nouvelles immatriculations. Ceci démontre à quel point le flux de cette marchandise est importante, et donc que ce business est fructueux. Si la crise affecte plusieurs domaines d’activités, les demandes dans le secteur automobile restent importantes à Madagascar. Interroger par des journalistes, plusieurs concessionnaires de voitures neuves ont confié l’année dernière que le marché était florissant. Ces voitures neuves sont d’ailleurs de plus en plus prisées. Elles atteignent 59% des nouvelles immatriculations en 2016, contre seulement 53% en 2013. A noter qu’il faudrait que les voitures acquises soient issues d’un concessionnaire officiel soumis aux taxes diverses, et non informel, pour que les retombées commerciales contribuent convenablement sur l’économie nationale. Pour information, il nécessiterait au minimum dans les 5 000 000Ar pour pouvoir acquérir une petite voiture de plaisir parmi les autos d’occasion, contre environ 35 000 000Ar pour une même catégorie de voiture mais neuve.
Nomena