Jean-Louis Robinson: Plus d’un an plus tard

Le Dr Jean-Louis Robinson a pris, jeudi dernier, ses fonctions de maire de la commune rurale d’Ampasikely (district d’Amparafaravola, non loin du lac Alaotra). Soit plus d’un an après les élections communales et municipales du 31 juillet 2015. Le maire proclamé à l’origine est le candidat du Tim, lequel a déjà été intronisé puis a suivi la formation à l’intention des maires et conseillers communaux. Même si la requête du candidat Jean-Louis Robinson a été introduite peu après le scrutin, ce n’est que récemment que le conseil d’Etat (section Toamasina) a publié les résultats « définitifs ». C’est de cette manière qu’on travaille dans ce régime. On ne s’étonnera donc pas si le pays fait du sur place et si le développement est du domaine des vœux pieux…

Jean-Louis Robinson a été le candidat des pro-Ravalomanana à l’élection présidentielle de décembre 2013. En tête au premier tour, il a vu ensuite les résultats tourner à son désavantage et profiter au candidat des pro-Rajoelina (que c’est loin tout cela…). L’homme qui a un moment flirté avec les sommets de l’Etat devient donc aujourd’hui maire d’une obscure commune rurale de brousse.

Notons, néanmoins, que Jean-Louis Robinson est natif de cette région, laquelle a toujours été son fief électoral. Il a d’ailleurs déjà été élu député Tim d’Amparafaravola, du temps où il était ministre de la Santé sous Marc Ravalomanana. Ce dernier s’étant brouillé avec son poulain du scrutin présidentiel de 2013, il s’est personnellement rendu à Ampasikely lors de la campagne pour soutenir le rival de Jean-Louis Robinson. L’euphorie de Marc Ravalomanana n’aura duré que neuf mois, puis fut anéantie par la  récente décision du conseil d’Etat de Toamasina.

A.     R.

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