Jeunesse entrepreneuriale africaine: Un jeune malagasy à la finale du prix Azinsha

Promu par l’ONG Habaka, partenaire du Centre d’information et de documentation scientifique et technique (CIDST), le prix Azinsha compte pour sa finale un Malagasy pour la première fois depuis sa création en 2011. Pour l’édition 2016 en effet, Heritiana Fabien Randriamanatahina est parmi les 12 finalistes de ce prix pour la jeunesse entrepreneuriale africaine. Agé de 22 ans, ce jeune homme est le fondateur de Fiombonana. C’est une initiative de transformation alimentaire qui substitue les importations par la fabrication locale de produits laitiers et de confiseries. Cette initiative développe les activités d’agriculteurs locaux puisque Fiombonana s’approvisionne auprès d’eux. Cette entreprise compte maintenant 12 employés. Comme quoi, des jeunes malagasy ont l’esprit entrepreneurial et peuvent créer leurs propres entreprises. Ils sont 4% à avoir créé leurs entreprises, selon les données du Bureau international du travail (BIT). Le potentiel existe donc. A travers la promotion de prix africains et internationaux dont Azinsha et le Prix africain pour l’innovation, Habaka et le CIDST veulent l’exploiter au profit des jeunes et de l’économie nationale. 

Particulièrement pour le prix Azinsha, c’est le prix africain le plus prestigieux pour les jeunes entrepreneurs du continent âgés de 15 à 22 ans. Soutenu par l’African leadership academy et Mastercard foundation, il est ouvert aux jeunes entrepreneurs africains ayant développé et mis en œuvre des solutions innovantes face aux défis socioéconomiques, ou qui ont créé des entreprises prospères au sein de leurs communautés. Comme les autres finalistes, le jeune malagasy va bénéficier d’un voyage de 2 semaines, tous frais payés, à Johannesburg. Ce voyage prévu le 13 octobre prochain sera dédié à une formation professionnelle rigoureuse. Quant au grand finaliste, il sera annoncé le 25 octobre 2016 lors d’un grand gala. Gagner des prix continentaux et internationaux présente d’autres avantages et le prix Azinsha n’est pas en reste. Dès que les candidats sont sélectionnés parmi les finalistes, ils bénéficient d’un accès aux services de l’unité de soutien aux jeunes entrepreneurs du prix Azinsha dont la valeur s’élève à 7 500 dollars. Ces services se matérialisent par un soutien aux entreprises, la mise en œuvre de projets pour développer ces dernières, la mise en relation avec des experts professionnels et l'accès à de nombreuses opportunités de réseautage.

Les finalistes auront donc tout à gagner même si 11 d’entre eux ne vont pas décrocher le prix. Pour l’édition 2016, les organisateurs remarquent dans un communiqué du 26 août 2016 : « La cuvée 2016 regroupe un mélange éclectique de jeunes esprits dont l’objectif est de favoriser le développement socioéconomique et la création d’emplois au sein de leurs communautés et au-delà. Ils se disputent le partage d'un total de 100 000 USD de récompense ». Quant à la responsable principale des programmes du prix Azinsha, Grace Kalisha, elle précise : « Le vent tourne autour de la jeunesse entrepreneuriale africaine. Nous avons constaté une augmentation extraordinaire des entrepreneurs africains sur le continent et ils font parler d'eux. Cela promet de grandes choses à venir pour l’entrepreneuriat africain » Pour la première fois, le prix réalise une percée importante en Afrique du Nord et dans des pays francophones comme Madagascar et le Niger. Particulièrement pour Madagascar, le partenariat CIDST/Habaka est le principal moteur de cet heureux changement.

Fanjanarivo

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