Accès au hall d’Ivato: Interdiction absurde
Les personnes qui vont prendre un avion sont souvent accompagnées par des parents, amis ou collaborateurs. Tout le monde se dit au revoir dans le hall de l’aéroport qui est un lieu de vie et d’échanges. Cela a toujours été ainsi. Malheureusement, ce n’est plus le cas. Qu’il fasse froid ou qu’il pleuve, l’accès à l’intérieur du hall de l’aéroport d’Ivato est interdit aux accompagnateurs. Cette mesure est aussi absurde qu’inefficace. Certains passagers ont absolument besoin d’être accompagnés jusqu’au comptoir d’enregistrement, notamment les personnes âgées et les femmes seules avec des enfants en bas âge. Il ne faut pas oublier aussi les personnes malvoyantes, malentendantes ou souffrant de mobilité réduite qui ont du mal à pousser leur chariot, à effectuer les opérations de change, à remplir la fiche de police et à descendre les marches pour aller aux toilettes. D’autres passagers, qui ne parlent ni le français ni le malgache, ont besoin d’un interprète. Et puis, comment font les passagers, dont le vol a été annulé, pour retourner au centre ville si les accompagnateurs sont repartis aussitôt ? Il n’y a pas que les passagers qui subissent des nuisances. A titre d’exemples, les commerçants du hall de l’aéroport d’Ivato souffrent d’une baisse significative de leur chiffre d’affaires. Les accompagnateurs n’ont pas accès aux WC puisque ceux-ci sont à l’intérieur de l’aéroport. Par conséquent, ils urinent et défèquent à l’air libre aux alentours. Avec leur étroitesse d’esprit, les autorités aéroportuaires ont négligé tous ces inconvénients. La prévention d’attentats terroristes est leur seul but et leur unique priorité. Pourtant, rien n’empêchera un terroriste de frapper la foule amassée aux abords de l’entrée. Cette foule hétéroclite réunit des accompagnateurs, des guides touristiques, des chauffeurs de taxis, des mendiants, des bagagistes, des marchands de devises, des revendeurs de drogue, des espions et des pickpockets. Avec cette fausse bonne mesure, non seulement le risque terroriste n’est pas circonscrit mais il est déplacé de quelques mètres et donc démultiplié. Ne serait-il pas plus opportun d’opérer des fouilles systématiques à l’entrée du hall ou bien d’installer des portiques munis de détecteurs de métaux ou des caméras de surveillance ? A son arrivée, le passager étranger est écœuré par l’aspect glauque, mal éclairé et mal aéré de l’aéroport ainsi que par le temps qu’il perd pour récupérer ses bagages. Lorsqu’il repart, il est doublement agacé car d’une part, faute d’être accompagné, il s’ennuie à mourir dans la file d’attente et d’autre part, il constate le grand amateurisme qui prévaut dans la prétendue lutte contre le terrorisme. Voilà les premières et dernières images que le touriste ou homme d’affaires étranger retient de son séjour à Madagascar et diffuse dans son pays.
Phil de Fer
Commentaires
Bon ,depuis 2005, l' aéroport de New - Delhi est - dites- vous - comme à l' aéroport d' Ivato : 1 ) Nous sommes , aujourd' hui , en 2016, qui vous dit qu' ils n' ont pas réalisé depuis l' absurdité de leur mesure et que c' était tout simplement temporaire ; 2 ) Admettons que c'est toujours le cas eh bien Ivato et New- Delhi sont les rares aéroports au monde où les accompagnateurs sont parqués dans un no man' s land .
Cet aéroport est une vraie fournaise en été, il est sale, il pue, même la salle d'emarquement est crasseuse! Il n'y a aucune organisation à l'arrivée, les policiers sont lents comme des tortues.
Trois contrôle suffit largement si chacun fait sont travail comme il se doit:
-1- La PAF
-2- Sûreté aéroportuaire
-3- Douane