Marc Ravalomanana : victime de ... vols
Marc Ravalomanana s’est rendu hier sur le site de l’ex-Magro d’Ankorondrano, et en a fait le tour. Comme les grilles d’entrée sont encore scellées, l’homme n’a pu pénétrer dans le domaine et s’est contenté d’inspecter de loin les locaux. Motif de cette descente : des riverains lui ont signalé que les structures métalliques et les tôles galvabac des toits sont l’objet de vols. Marc Ravalomanana a d’ailleurs constaté sur place qu’en plusieurs endroits, la toiture des bâtiments comporte des trous voire des gouffres béants. Sa réaction : il demandera à la Chambre de Commerce et d’industrie d’Antananarivo de prendre ses responsabilités et d’assurer une meilleure surveillance des bâtiments de l’ex-Magro.
Notons qu’en début d’année, Marc Ravalomanana a pris la décision unilatérale de réhabiliter ces constructions pillées et incendiées en 2009. Les travaux sont allés bon train et les bâtiments en ruine (anciens supermarchés ou salles de fête) ont été reconstruits. L’homme s’est alors heurté à une résistance de la Chambre de Commerce (poussée par le régime) qui s’est déclarée être la propriétaire des lieux. Marc Ravalomanana fut contraint de faire marche arrière, les lieux ayant ensuite été scellés suite à une décision de justice. Rappelons que depuis 2009, les bâtiments de Tiko et Magro à Ankorondrano (et sur d’autres sites) ont vu leurs matériaux pillés et vendus à la ferraille. A Ankorondrano, des morts pour cause de chute de barres métalliques ont même été enregistrés. Ce furent des bâtiments complètement « désossés » que Marc Ravalomanana a tenté de réhabiliter en début d’année.
En tout cas, selon l’ex-chef d’Etat hier, il ne lâchera pas le « morceau » et continuera de se battre pour rentrer en possession du domaine Magro d’Ankorondrano. Selon lui en effet, la Sadc lui aurait tenu les propos suivants en l’exhortant à adhérer à la feuille de route sous la transition : « Si vous signez, tous vos biens vous seront restitués quelles que soient les décisions de justice les concernant ». Rappelons qu’en septembre 2011, sous une forte pression de la Sadc qui ne voulait pas voir la crise politique s’éterniser, la feuille de route fut signée par presque toutes les mouvances politiques de l’île. C’était Mamy Rakotoarivelo qui a paraphé le document en lieu et place de Marc Ravalomanana.
A.R