Développement Agricole: Le Saha Mangoky renaît avec la BAD !
Un hôte avec une affluence pas tout à fait comme les autres, ce 30 juillet 2016, pour le bas Mangoky. En droite ligne, Angarazy, Ambahikily et ses environs immédiats, dans ledit ressort territorial de Morombe, n'auront plus qu'à bien se...recueillir et espérer un développement autocentré de la contrée avec la visite du président de la BAD.
Celui-ci devait se transporter personnellement, sur les lieux, avec deux hélicos, pour le lancement de gros travaux, portant sur l'aménagement de 5 000 ha de terrains cultivables.
L'initiative préfigure les multiples interventions que l'institution panafricaine entend multiplier dans le domaine agricole, si elle ne constitue pas pour le bas Mangoky la fin d'une longue période de soudure en fait de promotion de production du paysannat.
On notera souvient que le représentant résident de la BAD, voici plus de trois années, a réuni toutes affaires cessantes toutes les forces vives, à l'université de Maninday, en vue de conférer justement sur l'autosuffisance alimentaire.
880 km de pont à Mangoky
L'aménagement portant sur les 5000 ha de terrain du Bas Mangoky prouve que l'institution se fait fort d'être pratiquement en phase avec les désidératas de la population rurale où cette dernière opère.
La BAD, on le sait, a une présence marquante dans le Bas Mangoky depuis nombres d'années. Pour l'essor agricole, elle s'attelle à l'envi à l'entretien périodique voire un renouvellement systématique des prises ou canaux d'irrigation, tant au primaire que vraisemblablement quaternaire.
Ainsi, la nouvelle prise de Bevoay fut un investissement propre de la BAD qui, au bas mot, permettra d'irriguer plus de 20 000 ha de rizières. Mais ce n'est pas tout.
Les observateurs de l'économie de la région Fiherena épiloguent encore longuement sur les retombées, certainement positives, des 107 km de routes financées, de nos jours, par la BAD lesquelles se doivent de déboucher sur la ville de Manja.
Ces routes constituent inévitablement un exutoire dans l'acception du monde rural qui roule pour la circulation des biens et des personnes, en gros, un développement autocentré, là où plus d'un organismes internationaux ont failli sur la Rn9.
Du coup, le changement semble avec ce nouvel air Morombéen? Qui dit mieux?
La BAD prévoit, comptant pour la deuxième phase de son intervention sur la contrée du pois du cap, de l'arachide et de la fibre du coton, la construction de 880 m de pont à Mangoky. Tout simplement incroyable dans l'entendement du citoyen-cultivateur morombéen.
Nouveau port en eaux profondes
A l'usage, cela n'a rien d'une vue de l'esprit autant que la BAD se prépare, parmi tant de gros investissements, pour la construction du nouveau pont de Belalanda, autant que l'instituion financière vient d'inaugurer le pont de Befandrea ou encore de finir les travaux de réhabilitation de Tahaza qui, ce faisant, permettra au grenier à riz de Bezaha (sur la route de Fort Dauphin) de souffler.
L'éventualité de la construction d'un nouveau port en eaux profondes à Toliara pour suppléer aux problèmes inhérents au vieux port actuel -déserté par les grands armateurs à cause de ses faibles tirants d'eau (7,5m), revient souventes fois dans les propos des instances décisionnelles de la BAD. Le point aurait été fait au cours du conclave des partenaires internationaux et des parlementaires, récemment au Colbert. Ce serait avant tout une question de gouvernement. Les bailleurs de fonds ne feront que suivre le mouvement.
Le président du FIOFAA et non moins sénateur de son état, Georges ne croit pas si bien dire quand, dans un sursaut d'espoir et parlant au nom des sept ethnies du Sud (dont le Vezo, le Mahafaly, l'Antanosy, le Masikoro, le Tanalana ,le Bara et l'Antandroy ), il a remercié personnellement le président de la BAD.
Cela n'a été rien moins qu'en reconnaissance des investissements et efforts fournis par la BAD. Les sept ethnies regroupées au sein du FIZAFATO se sont cotisés pour remercier personnellement la BAD.
Des cadeaux dont un aloalo, un arindrano en soie et en particulier, un pin's en or à l'effigie des sept ethnies furent offerts au Président de l'institution au cours de son périple dans le Bas Mangoky. Ils matérialisent une confiance couvre des bénéficiaires pour le développement rural. C'est tout le paysannat qui s'associe au geste de l'association FIOFAA.
Respect des cultures et des peuples
Pour avoir une petite idée sur les travaux du Bas Mangoky, cela ne date d'hier.
La première République fut première à donner signe de vie. Elle a aménagé et est arrivé à 7 000 ha de terrain après douze années. C'était du temps de la CFDT où l'on travaillait surtout le coton. Idem pour la Deuxième République où seulement 2000 ha furent aménagés après 16 années. C'est le régime actuel qui risque de remporter la palme. 5 000 ha après seulement deux années et demi de balbutiement.
Pour le Sud-Ouest et le paysannat en particulier, il faudra remercier les tenants du pouvoir. Côté financement, on a de cesse de parler de la BAD. Comme toute institution panafricaine qui se respecte, elle a fait sien le maxime qui fait que tout développement passe par le respect des cultures et des peuples. Le sénateur Georges a donc bel et bien raison de réunir les sept ethnies car en matière de développement des genres, de la culture et des peuples, le cas du Bas Mangoky financée par la Bad est un exemple parlant…
Ampingaratse