Témoignages: « Je suis ambassadeur de la non-violence des maris »
Andrianarison Dimby Mamisoa est un simple citoyen, père de famille, résidant dans la capitale. Richard, quant à lui, est un représentant du fokontany de Besarety, dans la zone communément classée de bas-quartier de ce secteur. Le point commun entre ces deux hommes est qu’ils veulent contribuer de manière effective à réduire le taux de violence des maris malgaches envers leurs femmes.
« J’ai été interpellé par le fléau croissant que représente la violence conjugale dans la société malgache actuelle », confie Mr Dimby Mamisoa lorsqu’il est interrogé sur ses motivations dans son engagement dans ce combat. Il a aussi indiqué qu’aucune action concrète n’a encore été entamée face à cette situation alarmante. Ces faits l’ont poussé à signer le pacte de non-violence proposé lors du lancement du projet « Sahala » de l’organisation C-For-C. « Rien n’est encore officiel, mais je suis prêt à être l’ambassadeur de la non-violence auprès des hommes et prendre mes responsabilités vis-à-vis de mon entourage à travers ce projet », a-t-il précisé en conclusion.
« La brutalité au sein du foyer est une réalité à laquelle les habitants des quartiers comme la nôtre doivent quotidiennement faire face », explique à son tour Richard, également convaincu du danger que ces actes représentent, lors de sa participation à l’atelier organisé mardi dernier à Antsahavola. Le pouvoir du fokontany en tant que médiateur est très limité, a-t-il dit. Si certaines osent s’y plaindre, les hommes demandent si ce sont eux les époux puisqu’ils se permettent de se mêler de leurs affaires conjugales. « Des actions plus profondes devraient être menées dans nos familles », réclame-t-il finalement.
Le projet, qui lutte contre ce fléau en sensibilisant les hommes, en est à son troisième atelier de réflexion sur les coutumes et les lois malgaches, avant d’entamer la phase de sensibilisation proprement dite.
Nomena