Diplomatie malgache: Inefficace et endormie

Lors de l’annonce de l’organisation du Sommet de la Francophonie, Béatrice Attalah tenait à se montrer partout . En sa qualité de Ministre des Affaires Etrangères (MAE), elle voulait être en haut de l’affiche, quitte à éclipser les véritables responsables en charge de l’événement. Le Sommet de la Francophonie aura bien lieu mais certains chantiers ne seront pas achevés dans les délais impartis. Cela déplaît fortement aux autorités françaises et au Chef de l’Etat malgache. Ce dernier a pu constater de visu les retards considérables. Où était Béatrice Attalah à ce moment là ? On ne voit qu’elle lorsqu’il s’agit de récolter les honneurs futiles et de faire des discours creux. Par contre, elle est curieusement absente lorsqu’il faut trouver des solutions concrètes aux problèmes réels. Pour sa défense, elle soutiendra sans doute qu’elle a une fonction diplomatique et qu’elle n’a pas à intervenir dans la phase opérationnelle. Justement, parlons-en. Son bilan au MAE est plutôt faiblard. Combien d’accords de partenariat et de coopération a-t-elle signés ? Personne de sérieux ne peut plébisciter ses plans d’action puisqu’ils sont inexistants. « La diplomatie silencieuse » tant prônée par Béatrice Attalah lors des revendications en faveur de la restitution des Iles Eparses n’a servi que les intérêts de la France. La Ministre des Affaires Etrangères prépare très mal l’après-Sommet de la Francophonie. Pour preuve, elle n’a rien accompli de tangible pour booster la diplomatie économique. La promotion des investissements fait partie de ses attributions sachant que Madagascar est à la traîne. On s’aperçoit que « sa diplomatie silencieuse », empreinte de simulation et de dissimulation, est une manière de masquer une diplomatie vide. Béatrice Attalah a quelques notions de droit car elle est magistrate de formation et elle possède une expérience des élections puisqu’elle a présidé la CENIT mais elle ne connaît pas grand-chose à la diplomatie. Lors du prochain remaniement ministériel, il serait logique qu’elle soit remplacée par Bary Rafatrolaza, actuellement vice-ministre auprès du Ministère des Affaires Etrangères chargé de la Coopération et du Développement.

M. GASPARD

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