Port de Toamasina: Zone d’extension risquée
L’actuel projet d’extension du port de Toamasina contient des risques importants qui pourrait nuire à la province plus qu’il ne lui bénéficie, selon la conférence de presse donnée hier par l’association des originaires de la province de Toamasina (ADOPT).
Le danger n’est pas l’extension du port en elle-même, mais plutôt la zone d’extension prévue en ce moment, en continuant la construction du brise-lame entamée en 1974. D’après l’explication de Zafivao Jean Louis, ancien adjoint directeur technique dans la société d’exploitation du port de Toamasina et actuellement membre de l’ADOPT, ce projet ne fera qu’accentuer l’ensablement et l’effet d’entonnoir qui a déjà fait disparaître plusieurs édifices de la côte lors du passage du cyclone en 1986. Les risques sont entre-autres l’accentuation de l’érosion côtière qui entraînera éventuellement la disparition d’édifices tels que l’Hopitaly Be ou le Lycée JJ Rabearivelo, la disparition du récif corallien qui signifie la disparition d’une zone de pêche et la disparition de l’unique barrage interdisant les requins de s’attaquer aux riverains de la plage, et également la dégradation de la qualité de l’eau.
Un appel aux autorités compétentes qui renchérit les précédents, est alors lancé par cette association, composée essentiellement de Ray aman-dReny intellectuels qui ont été témoins des précédents dégâts, afin de ne plus répéter les mêmes erreurs commises auparavant. Leur requête consiste à déplacer le projet d’extension du port vers des zones moins risquées et plus bénéfiques. Comme la baie d’Ivondro, qui est d’ailleurs plus apte à relever le défi pour faire en sorte que le port de Toamasina soit le premier port d’éclatement de l’Océan Indien, avec une profondeur de -20m. Ou éventuellement à Tsarakofafa, en construisant un port sec sur le terrain de 225ha que le port de Toamasina détient déjà.
Nomena