Etudes supérieures: Les frais poussent à l’abandon

Sur les plus de 36 000 nouveaux bacheliers de cette année pour la capitale, pas plus de 10 000 pourront avoir une place à Ankatso, dans l’Université publique de la capitale. Les autres devront se démener pour intégrer un établissement privé qui dispense des enseignements fiables.

Il faut compter dans les 30 000Ar pour pouvoir payer les droits de concours à l’université d’Ankatso, un prix doublé puisque dans la plupart des cas les jeunes postulent dans deux filières afin d’augmenter leur chance d’être reçus. Plus les autres détails auxquels il faut également débourser, et les frais d’inscription s’élevant en ce moment à 90 000Ar, un total de 160 000Ar est donc nécessaire pour entrée en première année à l’université publique.

Selon la logique des choses, les dépenses pour intégrer des établissements privés sont plus élevées. La fourchette se situe de 30 000Ar à 100 000Ar pour l’inscription dans les universités privées de la capitale, outre les droits de concours. Leurs frais de cours s’élèvent à peu près de 80 000 Ar à 400 000 Ar par mois pendant 9 mois, selon le prestige de l’institut et le programme que celui-ci décide d’adopter. Ce qui signifie que les jeunes bacheliers devront avoir une somme totale variant de 800 000Ar pour le prix le plus bas par année d’études, à 3 800 000Ar pour les universités les plus sophistiqué, s’ils veulent poursuivre leurs études dans un établissement privé.

Mis en rapport avec la situation actuelle des familles malgaches, dans laquelle même les parents situés dans la classe moyenne ne réussissent plus à mettre de l’argent de côté puisque les salaires passent immédiatement aux différents besoins quotidiens, les coûts des études supérieures sont de plus en plus inaccessibles. Les tarifs universitaires font fuir plusieurs jeunes, préférant immédiatement travailler, afin d’aider aux dépenses familiaux et voler de leurs propres ailes. Même les plus brillants sont donc voués à des métiers sous-payés s’ils viennent de milieux défavorisés. Si aucun geste n’est fait pour améliorer la condition de vie des Malgaches, Madagascar manquera bientôt d’intellectuels.

Nomena

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