La rage à Madagascar: 8 000 suspicions par an

La journée mondiale de lutte contre la rage se déroulera le mercredi 28 septembre prochain. Elle sera célébrée localement à travers une journée de sensibilisation, de démonstrations canines  et de vaccinations animalières à prix réduits à l’espace Finaritra, Mahabo-Andoharanofotsy, sous le slogan «  Eduquer, Vacciner, Eliminer ».

Dans la Grande Ile, 8 000 vaccins pour le traitement de la rage sont dispatchés annuellement, à travers les 31 centres de traitement antirabique de l’Institut Pasteur de Madagascar (IPM). D’après Mathilde De Galan, l’actuelle directrice de l’IPM, ces vaccins sont fournis gratuitement par l’institut en réponse aux demandes locales. Ainsi, environ 8 000 suspicions de cas humains de cette maladie sont recensées annuellement dans notre pays, si seulement dix cas mortels sont enregistrés. A noter que la rage est une maladie très dangereuse et fatidique. Elle se transmet à l’homme à travers les morsures, les griffures ou les léchages de plaies par un animal à sang chaud qui est atteint du virus. Si la personne infectée est traitée immédiatement après le contact infectieux, le vaccin peut lui sauver la vie, mais dès l’apparition des premiers symptômes de la rage, l’individu est destiné à une fin mortelle.

Les chiens errants font partie des principales causes de cette propagation à Madagascar, selon les explications du Directeur de Cabinet du ministère auprès de la Présidence chargé de l’Agriculture et de l’Elevage. En effet, les chiens non-domestiqués n’ont pas de maître pour s’occuper d’eux et leur garantir un suivi médical, ce qui accentue les risques d’attraper le virus de la rage. « S’occuper des chiens errants relève de la responsabilité de toutes les autorités locales, y compris la Commune qui détient notamment un budget pour éradiquer périodiquement ces animaux», a-t-il affirmé.

Nomena