Le pouvoir veut une mauvaise gouvernance en paix: La milice prépare la guerre civile
Les agressions se suivent mais ne se ressemblent pas. Une fois c’est une bande de voyous non identifiés qui s’en prennent à un individu qui rentre tard. Une autre fois c’est tout un groupe de miliciens à visage découvert qui s’attaquent à des éléments de ce qui n’était encore que l’embryon de l’opposition en réunion dans un établissement privé. Les colonnes des journaux sont pleines de ces attaques à main armée. Puis la nuit du dimanche dernier, c’est le chanteur engagé Sareraka qui se fait salement tabasser en rentrant chez lui.
Toute cette forme de violence aurait pu être classée dans le cadre d’un banditisme cruel. Mais les échos et témoignages en provenance des provinces nous apprennent qu’il y a anguille sous la roche. Quelque chose de perfide est en train de se préparer. Ou disons plutôt que ces actes criminels relèvent du terrorisme d’Etat est en train de prendre forme sous l’égide de quelques riches courtisans animés d’un excès de zèle condamnable. Le mot est lâché…Rapportés par des sources dignes de foi, un sénateur et un membre du cabinet de la Présidence ont réussi à recruter du côté de la province de Fianarantsoa des jeunes qui n’ont pas froids aux yeux, des véritables hommes de main, capables de jouer les apprentis tueurs à gages moyennant la modique somme de 2 millions d’Ariary par tête de pipe. Parmi ces drôles de recrues, les noms de ceux qui ont participé l’agression en plein jour à Beravina jeudi dernier reviennent souvent dans la liste fournie par nos sources. A noter qu’on ne peut accorder crédit à des telles informations que si elles n’émanent de relations et parents scandalisés par la détermination de quelques gouapes qui n’hésitent pas de tuer pour seulement quelques poignées de billets.
Que cherche-t-on au juste en ayant recours à de telles extrémités dans le cadre des pratiques politiciennes au service soit du pouvoir telle qu’elles se présentent actuellement ou qui sait au service de quelques têtes brulées d’en face aussi ?... Après cet incident au cours duquel Haja et d’autres personnes furent blessés à Beravina. Les hauts responsables de la Gendarmerie de Fianarantsoa auraient confirmé par déclaration télévisée la réalité des faits qui s’étaient déroulé sous les yeux de tout le voisinage. Les forces de l’ordre attendent les plaintes des victimes. Avec l’attaque sur la personne de cet l’artiste cet influent du groupe Mapar, le doute n’est plus de mise. Quelque part dans les coulisses du pouvoir les intentions malveillantes des instigateurs de ces opérations d’intimidation sont flagrantes. Mauvaises idées et mauvais choix, parce qu’à la longue la violence appelle la violence. Une chose est sûre : les meneurs de ces opérations à la limite de l’illégalité sont identifiés à partir des indiscrétions de ces mêmes agents d’exécution qui, en vaine de confidence et aussi par vantardise, racontent leurs aventures à des proches. Parmi, il y a ce membre du sénat, ce faiseur d’évènement à la fois conseiller à Ambohitsorohitra (que seul respect de l’éthique nous interdit de citer nommément). Ils se reconnaîtront dans ces lignes parce que dirigeant sur la capitale un groupe de jeunes gens prêts à tout. Sauf erreur de notre part, et manipulation délibérée de la part des sources, les services de renseignements officiels opposés à des actions parallèles du genre sanglant et terroriste suivent avec intérêt et vigilance les évolutions de ces malfaiteurs potentiels et leurs commanditaires. Devant une situation avec des réalités aussi préoccupantes, serait-ce la raison qui a poussé José Andrianoelisoa à déclarer à la presse que « Si le pouvoir s'entête, il y a un risque de guerre civile »… Quoi qu’il en soit, les responsables politiques de pays, ne doivent jamais oublier ce sage proverbe qui décrète que celui : «Qui sème le vent, récolte la tempête», signifie également que «quand on provoque le désordre, il ne faut pas s’étonner des conséquences ». Il n’est pas nécessaire d’être un génie de la politique politicienne ou un grand maître des préceptes du machiavélisme pour comprendre que « tout a une fin… »
N. Razafilahy