La bonne gouvernance selon Marc ?: Miser l’impunité avec la solidarité des ripoux

Lorsqu’en 2009, Marc Ravalomanana rattrapé par ses propres turpitudes fait la malle pour trouver asile en Afrique du Sud, les habitants de ce pays se croyaient débarrassés définitivement de cet affairiste tordu devenu président de la République à titre putatif. Personne ne pouvait s’attendre à ce que cet homme qui, selon Jeannot Ramambazafy «Une fois au pouvoir, ce sera la porte ouverte à tous les abus financiers effectués sur le dos de la Nation même… », oserait encore revenir sur le sol sacré de nos ancêtres pour jouer le matamore, faire la grande gueule et narguer les braves gens.

Celui qui en l’an 2002, Place du 13 Mai  avait décrété, un permis de tuer à des réservistes pour une « chasse aux sangliers », afin de se débarrasser de ses propres compatriotes qu’il considérait comme des ennemis jurés parce que ces derniers étaient des partisans de l’Amiral Didier Ratsiraka. C’était après cette prise de pouvoir putschiste qui avait la bénédiction hélas de ce prélat feu Gaëtan Razafindratandra. Il lui fallait un nettoyage par le vide pour pouvoir asseoir un pouvoir usurpé avec l’aide de quelques juges félons et parjures à  la solde d’un homme d’affaires qui toujours selon notre Pappy Jeannot national a fait main basse sur «les prestigieuses sociétés qui ont fait la fierté de la révolution socialiste sont passées entre les mains de la société Tiko. Il s’agit de : Somacodis, Sinpa, Sice. Cela, sans transparence (ce n’est pas le fort du régime Tim) et en totale violation de la loi et des conventions signées pourtant l’Etat malgache » Il a passé tout le temps qu’il a vécu à la tête de la République en usant des prérogatives étatiques pour commettre tous les abus imaginables, en puisant même dans les caisses de l’Etat pour se payer des Jets Boeing de prestige «la société Tiko est devenu un groupe, un empire économique très puissant »...

Aujourd’hui encore, il se comporte avec une arrogance scandaleuse jusqu’à se mêler des fonctions pour lesquelles, il n’a ni compétence, ni le pouvoir légitime pour ce faire, au nom d’un népotisme aveugle, dans le fonctionnement de la gestion de la ville d’Antananarivo. Sauf changement de dernière heure, époux de Lalao Ravalomanana, Mairesse élue, au mépris de l’éthique, le nommé Marc Ravalomanana sera appelé à devenir conseiller spécial parmi un staff qui est passé de 78 à 84 membres dans un organigramme 4 fois remanié ( ?)…C’est ce qui arrive lorsque le favoritisme familial, le clientélisme politique passe avant la bonne gouvernance. Même si l’on se base sur les termes de l’article 20 de la Feuille de route de la sortie de crise de promulguée en 2011, la note explicative affirme clairement et sans équivoque  que « Les principes et valeurs de la SADC n’acceptent pas l’impunité. » Il s’agit pourtant d’une minutieuse précision  destinée justement pour éviter toute tentative en vue de restreindre ou d’empêcher leur liberté de rentrer au pays « pour tous  citoyens malgaches en exil pour des raisons politiques ». Le paragraphe 3 de ladite note précise surtout « La SADC reconnait et respecte la compétence, la légitimé et l’indépendance des systèmes judiciaires de ses Etats membres. La SADC n’a pas le pouvoir de s’ingérer ou d’annuler quelque condamnation judiciaire par le tribunal national de tout Etat membre. » Et qu’en outre en paragraphe 4 « La SADC ne définit pas et ne détermine pas l’étendue et le contenu des lois d’amnistie des Etats membres(…) en prenant compte des normes internationales applicables qui excluent de l’amnistie les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et les autres violations graves des droits de l’homme et des libertés fondamentales. »

Il est donc hors de question que l’homme d’Imerikasinina se prévale de quoi que ce soit sur l’absence de sa virginité civique,  judiciaire et juridique. Mais  qu’attend donc la  justice pour l’exécution des décisions prise à l’endroit de ce justiciable accusé de crime et condamné comme n’importe qui ? Serait-parce qu’il est fortuné ? Personne ne peut évoquer bêtement la tolérance de l’amnistie  qu’après condamnation et peine purgée. Sinon c’est la loi de l’impunité qui règne !

N. Razafilahy

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