Concurrence déloyale: Détresse de nombreux entrepreneurs

Dans un communiqué de presse, plusieurs groupements économiques (GEM, SIM, FIVMPAMA, AMIC, FIOVA, GAPCM, GEFP, GPCAD, GOANA et SEBTP) s’attaquent au fléau de la concurrence déloyale, qui est décrite comme « la gangrène qui nuit à la compétitivité des industries locales et provoque une mort lente du secteur industriel à Madagascar. » Les signataires de ce communiqué de presse dénoncent sans ménagement de nombreuses pratiques illicites, parmi lesquelles le blanchiment d’argent, toujours associé à des dérives mafieuses. En filigrane, on peut deviner que les cibles, même si elles ne sont pas nommées, sont quelques entreprises commerciales détenues par des indopakistanais qui prospèrent dans l’illégalité grâce à leurs relations en haut lieu. Ces entreprises excellent dans les importations sauvages. Elles pratiquent des prix imbattables et inondent le marché avec des produits périmés ou contrefaits qui sont entrés en quasi-contrebande sur le territoire, à travers des droits de douanes et taxes d’importation anormalement dérisoires. Les faits révélés sont graves pour le tissu économique et ils freinent les Investissements Directs Etrangers (IDE). Ce communiqué de presse ne cherche pas à semer le trouble. Bien au contraire, c’est un cri d’alerte des groupements économiques qui réclament des mesures d’assainissement d’urgence car la concurrence déloyale est incompatible avec un développement économique durable. Reflet de la réalité, ce communiqué de presse contredit l’appel aux investisseurs récemment lancé par le Chef de l’Etat. Avant de venir dans la Grande Ile, les investisseurs industriels, qui se méfient des discours officiels, préfèreront approfondir les fléaux cités par les signataires de ce communiqué de presse, dont le régime a tort de sous-estimer la portée. Il existe incontestablement des opportunités à Madagascar mais le climat des affaires est pollué par une corruption de haut vol. Le mot corruption est étrangement absent du communiqué de presse alors que c’est le terme approprié.

M. GASPARD

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