Concours d’entrée à l’université : les cours d’appui foisonnent à Ankatso

Des vingtaines de stands pour attirer les jeunes bacheliers sont érigés au terminus des bus à Ankatso. Mais il y en a aussi dans le centre-ville et ailleurs. Ces stands proposent des cours d’appui pour ceux qui veulent tenter leurs chances aux concours d’entrée à l’université. Ces cours portent sur plusieurs filières dont la gestion, le droit, les lettres dont le mandarin, les filières proposées à l’école supérieure polytechnique… En fait, les bacheliers ont l’embarras du choix. Seulement, il faut rappeler que seul 1 bachelier sur 3 poursuit des études dans l’enseignement supérieur, d’après les données officielles. Et chez les enfants des ménages les plus riches, 10% ont le niveau supérieur, contre 1 pour 400 chez les ménages les plus pauvres, selon l’Enquête périodique auprès des ménages (EPM 2004). Toutefois, le niveau des revenus dépend largement de celui de l’instruction si l’on se réfère à la dernière EPM, celle de 2010. Plus le niveau d’instruction est élevé, plus celui des revenus s’améliore. Pour les salariés sans instruction, les revenus moyens s’élèvent à 616 000 Ar par an, contre 830 000 Ar pour le niveau primaire, plus de 1,6 million Ar pour le secondaire et 2,8 million Ar pour les salariés ayant fait des études supérieures. Ces données connaissent certainement des changements depuis 2010 mais il n’en demeure pas moins qu’elles reflètent l’importance de l’instruction en matière de revenus.. Comme quoi, l’enseignement est un des facteurs efficaces pour lutter contre la pauvreté. Et si le pays arrive à améliorer la qualité de l’éducation, à intégrer plus de jeunes dans l’enseignement supérieur et à mieux valoriser les diplômes, il peut trouver ainsi un outil pour sortir de nombreux jeunes de la pauvreté. Pour l’heure, 74% des jeunes sont pauvres, d’après les statistiques du Bureau international du travail (BIT). La même proportion est observée chez les enfants selon un rapport de l’UNICEF. Concernant l’enseignement supérieur, les universités publiques ont déjà basculé dans le système LMD (Licence, master, doctorat). Et d’après le classement 2012 de l’université Jiao Tong de Shanghai appelé « classement de Shanghai », l’université d’Antananarivo a figuré à la 49ème place des universités africaines, si elle était au 87ème rang en 2011. Toujours en 2012, elle était à la 3ème place parmi les universités francophones africaines. Ces positionnements placent ainsi l’université de la capitale à des rangs acceptables.  Mais qu’en est-il des écoles et universités supérieures privées ? Si certaines proposent des formations de qualité, il n’en est pas de même des autres. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche travaille sur ce problème.

Fanjanarivo