Réhabilitation du Pont d’Agnalabe: Facteur d’inflation
Une campagne de sensibilisation est faite depuis un mois déjà sur la réhabilitation du pont d’Agnalabe au sud de la ville de Manakara sur la route nationale numéro 12 reliant la région Vatovavy Fitovinany avec la région Atsimo Atsinanana concernant la réglementation de la circulation et les mesures qui vont avec. Jusqu’à maintenant aucuns travaux n’a débuté, mais les poids lourds sont déjà bloqués sur les deux cotés du pont. Plusieurs réunions se sont tenues à Manakara et Vohipeno pour l’évaluation de l’impact de cette réhabilitation sur l’économie et le social de la région Atsimo Atsinanana en général et du district de Vohipeno en particulier, mais rien de concret n’est sorti de ces rencontres pour faire face à ce problème. Effectivement, les problèmes se présentent de diverses façons, primo le transbordement des marchandises en provenance de la capitale fait monter les prix au lieu de 120 ariary le kilo, plus le coût de transbordement pour le riz par exemple le total franchi la barre de 180 ariary et après un calcul la vente d’un gobelet de riz avoisine les 500 ariary et c’est ce qui se vit actuellement à Vangaindrano ville. Secundo les marchandises achetées avant le soi disant réhabilitation emprunte la spirale de la hausse du fait de l’agissement des spéculateurs et des opportunistes, le fer, le ciment ne sont plus visibles sur le marché à Farafangana et si on arrive à en trouver, le prix est majoré d’au moins 10 000 ariary la pièce. Tertio, la campagne de girofle qui bat son plein se traduit par une augmentation des trafics, acheminement des girofles collectées pour la route du nord et un grand volume de marchandises PPN, boisson, matelas, tôles, friperie pour la route du sud et ce n’est pas révéler un secret d’état que le seul chemin par où voyage ce produit est la route nationale 12, y compris le pont d’Agnalabe. La crainte des observateurs, c’est la pénurie des approvisionnements en tout et après c’est la montée inévitable des prix qui vont se stabiliser hors de portée des bourses de la classe moyenne et deviner la suite, étant donné que la population de Farafangana et de ses environs réagissent violement face à une situation révoltante si on ne cite que le jet de pierre au bureau de la Jirama pour exprimer le ras-le-bol du délestage il y a quelques années de cela. Personne ne souhaite une explosion sociale de quelque nature que ce soit, mais la situation ne présage rien de bon. La solution c’est augmenter le budget alloué à cette réhabilitation pour que l’entreprise puisse faire une déviation permettant une fluidité de la circulation, car à l’heure actuelle la corruption fait rage pour se frayer un chemin.
Morasata Marc