Avec les révélations au Secren: L’Amiral Ratsiraka accuse
Comme un coup de tonnerre dans le ciel bleu sans nuage du régime HVM, la déclaration faite par le fondateur du parti Arema provoque un séisme dans le paysage politique de cette île. La révélation faite, sur les activités obscures perpétrées autour du séjour du navire-hôpital Mercy Ships à Toamasina, a été un véritable un coup de pied dans une fourmilière.
Au cours d’une rencontre festive avec ses partisans venus nombreux au Foyer Secren samedi, l’ancien président de la République affirme avoir été mis au courant (sûrement par des sources sûres et généralement bien informées) sur l’existence du trafic clandestin d’une cargaison d’or de l’ordre d’au moins 21 tonnes embarquée clandestinement sur ce navire. Parce qu’il ne faut jamais oublier que personne n’osera jamais raconter des ragots et des médisances. Celui qui, avant même que le drame du 11 septembre n’éclate à New-York, avait alerté les autorités américaines sur les déplacements suspects d’un parent de Ben Laden. Dommage, on n’a même pas daigné le prendre au sérieux. Alors que Didier Ratsiraka président n’est pas du genre à parler pour ne rien dire. En montrant du doigt la plaie gangrenée des trafics en tous genres qui fait la honte du régime actuel, il a voulu mettre les responsables de ce pays au pied de ce mur de la honte que représente les briques des milles et une compromissions des courtisans de cette 4ème République. Une manière spectaculaire mais très élégante de faire comprendre au président Hery Rajaonarimampianina que trop, c’est trop. Et qu’il est temps que celui qui officie actuellement dans un palais d’Etat digne de la souveraineté de Madagascar de prendre conscience de la gravité de la situation socio-politique en général et de la mauvaise gouvernance en particulier. Après les accusations à peine voilées, on ne peut plus directes contenues dans l’interpellation apostolique « Donnez-nous des bergers dignes de confiance » (ou digne de ce nom ?) ; tel est l’intitulé de ce message des évêques. Comme si les dirigeants de ce pays ne sont pas dignes ou ne satisfont pas à l’image et aux comportements des bergers dans l’esprit des évêques catholiques qui se réfèrent à l’Evangile », les propos du père d’une Révolution socialiste qui a osé assumer qu’ « on pourra un jour cracher sur sa tombe, mais pas sur ses réalisations »… et surtout pas sur ce sens du patriotisme du « malgache qui ne se met jamais à genoux. » Pendant que d’une manière tardive et pas très convaincante, d’autres laborieusement battent le rappel d’une masse crasseuse écrasée par une paupérisation galopante.
Et lorsqu’à propos de la présence étrangère pour le COMESA et la Francophonie, pince sans au cours de ses discours ronflants Hery Rajaonarimampianina déclare « “Nous devrions montrer nos atouts et nos valeurs lors de ces occasions(…) dans l’objectif de l’amélioration du niveau de vie de tous”, le public est en droit de se demander de quels atouts et de quelles valeurs il s’agit quand on pille nos richesses avec la complicité avérée de l’entourage du Chef de l’Etat. En réagissant sur les propos très directs de l’Amiral Didier, on ne sait quel abruti, animé d’un fanatisme aveugle pour défendre les malfaiteurs concernés n’a pas hésité à insulter celui-ci. L’Homme d’Etat dans un élan de loyalisme patriote n’avait fait que lever le voile sur une forme de gangstérisme sans frontière accomplie sous le camouflage trompeur d’une vraie-fausse opération humanitaire en exploitant les malheureux patients d’un pays appauvri par leurs valets au pouvoir. Quand on sait très bien ce que veut dire exactement une «agitation extrême, frénésie, exaltation causées par des passions violentes, enthousiasme exubérant, dépassant la mesure avec un verbalisme incohérent accompagné d’une perception erronée de la réalité », on se pose alors la question de savoir qui est sujet au délire ? Quelques personnalités des institutions de ce régime que l’ancien chef d’Etat incompris et mal-aimé de la 2ème République avait épinglé en live au cours d’une cérémonie de célébration de l’anniversaire de 40 ans de militantisme d’un parti, ou bien celui qui avait fondé un esprit civique au nom de qui, ses fidèles drainent encore et toujours des voix inconditionnelles vers les urnes ?
N. Razalilahy
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