Alimentation scolaire: Validation de la politique nationale
Le Gouvernement, les partenaires techniques et financiers, les agences des Nations Unies ainsi que les représentants de la société civile ont validé ce 19 octobre, lors d’un atelier au Krypton Ambohimalaza (Antananarivo), la Politique Nationale d’Alimentation Scolaire. Ce document va servir de référence et d’orientation à toutes les interventions dans le domaine de l’alimentation scolaire.
Plus, et aux termes d’un communiqué conjoint émanant du MEN et du PAM, il est fait état que la validation de la Politique Nationale d’Alimentation Scolaire fait suite à l’exercice SABER (System Approach for Better Education Results)organisé en 2014 avec pour objectif de dresser un plan d’action national permettant de pérenniser le programme d’alimentation scolaire. Au cours de cet atelier, le Gouvernement a inscrit parmi ses actions prioritaires la mise en place d’une Politique Nationale d’Alimentation Scolaire.
« L’alimentation scolaire est un outil contribuant à amélioration de l’accès à l’éducation et de la performance scolaire à travers la fourniture de repas sains dans les écoles. Il s’agit de soutenir l’attention des élèves du niveau primaire pendant les cours en leur fournissant un repas. Sans cet appui, certains auront du mal à se concentrer pour un apprentissage efficace» souligne le Ministre de l’Education Nationale, Paul Rabary.
L’élaboration de cette politique est un processus facilité par la mise en place, en novembre 2015, d’un groupe de travail technique au sein du COPILANSS (Comité de pilotage de l’alimentation, la nutrition et la santé scolaire). Ce Comité est composé de 18 membres issus de divers ministères et partenaires techniques et financiers. En décembre 2015, six ateliers provinciaux d’échanges et de concertation ont été organisés avec pour objectif général de recueillir les contributions des responsables régionaux de l’éducation.
Appui des partenaires
La Politique Nationale d’Alimentation Scolaire repose sur cinq principes directeurs : droit à une éducation de qualité pour chaque enfant ;alimentation scolaire intégrée et multisectorielle ; partenariat bien structuré ; participation des communautés à l’alimentation scolaire ; et approvisionnement en produits locaux, tout en prenant en compte les aspects transversaux liés au genre, à l’équité et à la communication. Elle inclut également des recommandations sur le suivi des activités et la mobilisation de ressources afin de pérenniser l’alimentation scolaire.
Les participants à l’atelier de validation sont les responsables et techniciens du Ministère de l’Education Nationale, du Ministère de la Santé publique, du Ministère de l’Agriculture, du Ministère de l’Eau, Assainissement et Hygiène, de l’Office National de Nutrition, des agences des Nations Unies, des ONG et de la société civile (organisations communautaires) qui œuvrent dans l’alimentation scolaire ou qui mènent des activités complémentaires à l’alimentation scolaire.
« Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) et les partenaires fournissent un appui technique au Gouvernement afin d’améliorer la qualité et la viabilité du programme d’alimentation scolaire. Notre objectif est de contribuer à donner l’espoir d’un avenir meilleur aux enfants malgaches, qui pourront activement participer au développement du pays » déclare Moumini Ouedraogo, Représentant du PAM à Madagascar.
La prochaine étape permettant de concrétiser cette politique devrait être l’élaboration d’un Plan de mise en œuvre parle Ministère de l’Education Nationale, avec l’appui des partenaires.
A propos du programme d’alimentation scolaire
Le programme national d'alimentation scolaire mis en œuvre par le Ministère de l’Education Nationale et le PAM couvre actuellement 225,000 enfants dans les trois régions en insécurité alimentaire du sud et plus de 17,000 enfants dans les zones urbaines les plus défavorisées d’Antananarivo, Toliara et Toamasina.
Dans l’optique d’assurer la viabilité du programme, le MEN met actuellement en place une stratégie d’alimentation scolaire basée sur les achats locaux (ASBAL) à travers un programme pilote dans 60 écoles dans le sud. Cette stratégie favorise les liens entre l’alimentation scolaire et la production agricole locale en permettant aux cantines de s’approvisionner en vivres et produits frais locaux pour diversifier les repas scolaires. L’alimentation scolaire constituera un marché pour les producteurs locaux et permettra de participer au développement économique local.
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