Les vieux tanks sortis: La comédie du Comesa
Pour le sommet du Comesa qui a vu la présence de Robert Mugabe, les malgaches ou plutôt les tananariviens ont vu en dehors des camps militaires six tanks postés sur les axes routiers menant au CCI, lieu où les réunions du fameux sommet se sont déroulées.
Pour une fois donc des personnes qui ont l'habitude de voir à la télévision ces chars lors des défilés du 26 juin les ont vus en dehors du stade de Mahamasina. Si ces chars étaient censés impressionner les malgaches, rassurer les délégations étrangères, il n'en était strictement rien : la situation était risible, cocasse.
Certains tanks étaient en panne d'essence, d'autres étaient sales, les sortir s'apparentaient plutôt à exposer aux yeux du monde la pauvreté de l'armée malgache et à insulter également les malgaches qui vivent au fin fond du pays et qui essuient les attaques des dahalo quasi tous les jours. Pour eux, on ne sort jamais l'artillerie lourde pour combattre les dahalo qui déciment leurs villages, qui volent leurs zébus, qui les tuent...non tout ça est peu important, on envoie quelques gendarmes à l'abattoir qui une fois qu’ils tombent sur les champs de bataille se voient remettre des décorations à titre posthume.
En effet, ces tanks qui peut-être auraient été dissuasifs dans ces coins de l’arrière-pays servent juste pour le défilé du 26 juin et pour parader lors de passage de délégations étrangères au pays! Seulement, voilà que pour un sommet au cours duquel un seul chef d'Etat étranger s'est déplacé, on sort 6 tanks, il va donc falloir que le régime pense à acheter d'autres tanks s'il a la prétention d'accueillir plusieurs chefs d'Etat étrangers pour le sommet de la francophonie puisque le régime vient de prouver que ces tanks servent en réalité à faire croire aux chefs de délégation étrangère que si nécessaire l'armée est prête à les défendre, l'armée assure le bon déroulement du sommet, l'armée est là pour assurer la sécurité des chefs d'Etat étrangers de passage à Madagascar...mais dans tous les cas, elle n’est pas là pour assurer au quotidien la sécurité des personnes qui vivent à Madagascar!
Claude Rakele