Délestage : noir, c’est noir la gestion de Jirama !

En faisant abstraction de cet engagement de trop fait par un président de la République nouvellement élu dans les meilleurs auspices avec les fées de la communauté internationale autour de son berceau avant, pendant et après son élection, il faut chercher ailleurs la cause réelle de cette coupure d’électricité d’une périodicité scandaleuse.

S’il faut croire les  confidences des personnes proches de ce dossier qui sent réellement mauvais, pour la simple  et bonne raison qu’à cause de l’obscurité de l’affaire le ministère de l’Energie avait éreinté en moins de 10 ans une belle brochette de ministres. Le dernier est passé de vie à trépas sans  réussir à nettoyer l’écurie d’Augias et les comptes puants de la gestion des fournitures de matériels et des carburants. Ils ont bon dos les employés de Jirama qu’on accuse à tous bouts de champs de  toutes les turpitudes alors que les magouilles format  XXXL se  passent dans les  bureaux confortables de quelques directeurs généraux des fournisseurs et des sociétés partenaires dans les partages de l’argent sale récupéré sur des livraisons fictives ou souvent imaginaires. Si nos sources refusent de livrer à la presse des noms d’hommes  d’affaires célèbres et de personnalités très haut placés, c’est parce que des confidences trop précises peuvent coûter la vie à ceux qui ne savent pas tenir leur langue.

Bref, si le président veut réellement tenir promesse à propos de sa déclaration lors de  son investiture, qu’il prenne  son  courage  à deux mains et mette un holà à ces pillages en sourdine. Il n’est pas à écarter, que pour faire comme les voleurs en col blanc de la haute sphère, des responsables régionaux se  livrent à des activités de soustraction et de détournements de carburants, parce que l’exemple vient  d’en haut. Prenons le cas de Sherrit, un des responsables avoue que pour  assurer la paix sociale (?), les dirigeants d’Ambatovy ferment les yeux sur une certaine quantité de carburants volés. Authentique. Mais pour ce qui concerne les usagers de Jirama en général, trop c’est trop. Aucun utilisateur industriel ou privé ne peut accepter des coupures de l’ordre de plus de 10 heures par jour et même de 24 heures en certains endroits. La balle est toujours entre les mains du Chef de l’Etat. Qu’il prouve pour une fois au moins qu’il n’est pas dupe de ces magouilles qui se commettent en son nom et derrière  son dos avec  ces machines usagées qu’on vend à Jirama au prix du neuf, ces combines  de gangsters qui enrichissent des personnes pourtant déjà fortunées. Sinon, ce sera comme dans cette chanson de Johnny Halliday : Noir, c’est noir…Il n’y a plus  d’espoir !

N.Razafilahy

Commentaires   

0 #1 Jakes 27-10-2016 05:57
à Ambanja toujours la même chose vol de carburant, branchements illicites environs 30% (source du directeur JIRAMA d'Ambanja)rient est fait pour remédier à cela, au contraire, le Directeur se cache à 18km d'Ambanja par crainte de représailles.
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