GERP: La conservation des lémuriens à considérer

Dans le cadre de la 3ème édition du festival des lémuriens, le Groupe d'Etude et de Recherche sur les Primates de Madagascar (GERP) a organisé une conférence débat portant sur le thème « Les lémuriens et les enjeux économiques ». En ce sens, les lémuriens désignent des patrimoines naturels malgaches appelés « Varika, Babakoto ou akomba » ce sont des espèces uniques à Madagascar. De plus, les lémuriens représentent une identité naturelle dans notre pays et également une fierté nationale pour leur unicité. Pourtant, ces espèces sont actuellement à 100 % endémiques. Ainsi appelés "varika, Babakoto ou encore akomba", les lémuriens désignent des patrimoines naturels et uniques à Madagascar et représentent 20% des primates au monde. D'où la raison pour laquelle le GERP a tenu à organiser et à préparer le Festival Mondial des Lémuriens dans le but de sensibiliser la population et justement d'interpeller les différents responsables à prendre une mesure exceptionnelle. Il serait triste que de telles richesses nationales viennent à disparaître comme les espèces subfossiles. De surcroît, les initiatives pour la conservation de ces patrimoines restent encore moins prises par le gouvernement, a expliqué Monsieur Rakotozafy Lucien Marie Aimé, Coordinateur Technique du Festival. Alors que les lémuriens tiennent une place importante dans l’équilibre environnemental par la régénération des forêts vu que les graines qu’ils mangent germent facilement après ingestion. Les lémuriens indiquent entre autres un véritable atout majeur dans le tourisme durable pour un développement réel. A noter que l’ouverture officielle dudit festival mondial des lémuriens se tiendra au parc national de Tsimbazaza ce jour. L’objectif se résume non seulement à attirer par de différentes manières l’attention du public sur le sort des lémuriens, mais également afin d’impliquer la jeunesse pour une appropriation pérenne du reflexe environnemental, voire du respect de la biodiversité. En bref, la protection ainsi que la conservation de ces espèces totalement endémiques nécessitent l’implication de tous car ce patrimoine national se trouve être en péril dû premièrement aux facteurs et aux menaces persistantes comme les fabrications illégales de charbon de bois, les feux de brousse, les « Tavy » ; deuxièmement par les facteurs directs de disparition tels que la chasse aux lémuriens et leur élevage domestique illicite.

Jean Riana

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