Vente de musiques téléchargées: Silence coupable de l’OMDA
A presque tous les coins de rue, on peut apercevoir des boxes, kiosques et des véhicules qui abritent des individus qui proposent le chargement de musiques obtenues sur Internet. L’offre est variée et bon marché. Certains vendeurs sont discrets tandis que d’autres attirent la clientèle avec des animations bruyantes. C’est le cas dans des quartiers populaires comme Manjakaray, Andravoahangy, Analamahintsy, Isotry, Andavamamba, 67ha, Andrefan-Ambohijanahary, Andoharanofotsy, Mananjara…Pour certains observateurs, cette activité est sans doute informelle mais il faut la tolérer car les temps sont durs et chacun doit gagner sa croûte. D’autres réclament la cessation pure et simple de cette activité pour plusieurs raisons. Tout d’abord, la musique trop forte issue de téléchargements illicites et diffusée par ces points de vente informels dérange fortement les voisins. Ceux-ci sont importunés pendant leur temps de repos ou sur leur lieu de travail. Ensuite, les téléchargements illicites de musique causent un préjudice financier aux artistes nationaux et étrangers. Leur manque à gagner est évident puisque les ventes de CD originaux diminuent. Enfin, cette situation freine la création musicale. Les artistes ne peuvent pas vivre correctement du produit de leur art. Lorsque l’on sait que la propriété industrielle se heurte aux pratiques accrues de concurrence déloyale, il ne faut pas s’étonner que la protection des œuvres artistiques n’intéresse pas les autorités. A une époque, l’Office Malagasy du Droit d’Auteur (OMDA) a guerroyé contre les ventes de CD pirates. Aujourd’hui, il paraît impuissant face à la vente illicite de musiques téléchargées qui constituent pourtant une autre forme de piratage.
M. GASPARD
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