Search For Common Ground: Vers la promotion d’un journalisme responsable
Search For Common Ground ou SFCG, en collaboration avec la coalition des radios et l’Ambassade américaine a organisé une conférence hier à Le Pavé Antaninarenina. Il s’agit du rappel des différentes responsabilités des journalistes ainsi que les élus pour l’amélioration de la redevabilité et de l’engagement citoyen à Madagascar. L’objectif est de promouvoir un journalisme responsable. L’activité du Search For Common Ground a débuté en septembre 2015 et se terminera en décembre 2016. Les professionnels des médias doivent être capables de mettre en place et de faciliter des espaces de dialogue constructifs et participatifs entre élus et citoyens. Ils doivent également avoir des expériences et partagent des vraies informations. Le parlementaire et les élus locaux, engagés dans les dialogues avec les citoyens devraient tenir les paroles données à la population, et prendre en considération leurs principales préoccupations. Selon Randriamiary Koloina, responsable du Search For Common Ground, les professionnels des médias et les élus locaux sont tous responsables afin d’améliorer la redevabilité et l’engagement citoyen. Ils devront avoir de la volonté dans la réalisation de leurs responsabilités, a-t-elle poursuivi. Les résultats attendus sont le renforcement des relations entre les professionnels des médias et les élus locaux, et l’amélioration des activités.
Nandrianina
Déblocage des subventions aux districts: Appel à la transparence
Les subventions allouées aux districts, d’un montant de 200 millions d’Ariary chacun, ont été décidées et adoptées depuis le mois de mai dernier, suite à un décret dans ce sens issu de la loi de finance 2016. Le système mis en place propose aux localités de définir des projets pour le développement des secteurs qu’ils estiment prioritaires dans leur région. Pour l’instant, 74 projets sur les 114 attendus ont déjà été reçus et validés, précise le ministère des Finances et du Budget. L’argent est administré par un comité local du district, dont le dirigeant n’est autre que le député élu dans la région.
Depuis l’aval du don, plusieurs personnes issues des différentes localités interviennent régulièrement dans les médias en faisant appel à ce que la somme donnée soit gérée de façon transparente, en intégrant une plus grande participation de la population concernée. Un tel montant peut en effet considérablement soulager les problèmes capitaux de la société, ne serait-ce que quelques-uns, s’il n’y a pas de main mise en cours de route. 200 millions d’Ariary peut par exemple servir à la construction de points d’eau, de centre de soins ou autres solutions à des difficultés qui préoccupent quotidiennement les habitants.
Chaque district a encore 2 mois, notamment jusqu’au 20 décembre, pour déposer leurs plans de dépense pour la réalisation du projet de développement, sans quoi ils ne reçoivent pas l’aval des fonds. La date limite pour la liquidation est fixée au 30 décembre 2016. Les députés et le ministère concerné se réuniront au sujet de cette allocation le 4 novembre prochain.
Nomena