La pauvreté à Madagascar: Le secteur informel en témoigne
La pauvreté se traduit surtout dans le commerce. L’accroissement sans cesse du secteur informel est une marque flagrante de l’appauvrissement de la population malgache. Cette situation se trouve aggravée par le taux de chômage qui s’accentue. La recrudescence du secteur informel ne fait qu’accentuer les problèmes du travail dans le pays puisqu’à défaut, les petits métiers gagnent du terrain. Le gouvernement tente à tout prix de cacher cette pauvreté flagrante qui règne dans notre pays par l’intermédiaire de l’assainissement qui sévit au niveau de la capitale. Pourtant, l’informel offre une opportunité de survie au petit peuple qui s’efforce tant bien que mal de joindre les deux bouts. Il n’y pas de ville dans tout Madagascar où l’on ne note pas la prolifération sans cesse des petits commerçants au détail, des marchands ambulants et des gargotiers, le long des rues et des ruelles. 90% des activités à Madagascar se font dans l’informel, dont une large part pour les petits commerces. Tant que l’existence d’emploi fera défaut au niveau de la grande île, le secteur informel ne cessera de s’accroître. En tout cas, l’assainissement qui s’effectue dans notre pays ne date pas d’hier, mais hélas toutes les tentatives se sont retrouvées vaines. L’inexistence d’emploi a fait que l’assainissement des petits commerçants est devenu quasiment impossible. Il arrive même que ces commerçants défendent leur activité en procédant à des lances de jet de pierres envers les entités responsables de l’assainissement, vu que cette activité représente une source de revenus d’appoint face aux besoins vitaux quotidiens. Ce qui cherche une preuve de la pauvreté à Madagascar le secteur informel en est une flagrante.