Edito: Il existe une fin…

Un peu comme des gosses ! Tellement nos parlementaires n’ont rien à faire dans la journée, qu’ils inventent, à tort ou à raison, des prétextes afin de titiller le pouvoir exécutif, car ils estiment que les membres respectifs de leurs bureaux  permanents (sénat et assemblée nationale) gagnent trop... Selon les simples parlementaires, les hauts responsables parlementaires profitent de l’indulgence de l’Etat, sur le plan salarial, sans oublier les divers avantages (véhicules, indemnités, portables..).

Aussi, mettent-ils à l’index le ministre des Finances, accusé d’ignorer leurs « légitimes » revendications. Dans tous les cas, les sénateurs et députés donnent le sentiment de n’être pas au courant, avant de prendre leurs fonctions, des conditions drastiques offertes par Tsimbazaza et Anosy.

De toutes les façons, nos « élus » sont bien partis pour mener jusqu’au bout leurs quêtes, dans le but d’améliorer leur train de vie. Ils ne vont pas s’arrêter de sitôt, tant qu’ils ne trouveront pas satisfaction. Bien qu’ils soient payés raisonnablement, voire exagérément, les parlementaires ne seront jamais rassasiés… A l’image de leurs « supérieurs » (législatifs et exécutifs), les membres de la Haute Chambre ainsi que de l’Assemblée veulent leur part du gâteau. Sans vouloir rabaisser ni dénigrer ces augustes institutions, force est de reconnaître que tout cela ressemble un peu à de l’infantilisme, de l’enfantillage à une bouderie... Dans quel Etat sommes-nous ?

En effet, le budget national est très serré, très tendu qu’on ne peut se permettre d’entreprendre des dépenses inutiles, comme c’est le cas pour ces parlementaires de la Quatrième République qui réclament des… bonus. Faut-il rappeler que le pouvoir d’achat des travailleurs malgaches (cadres et ouvriers) ne suffit plus à boucler le mois ? Loin s’en faut.

Mais à regarder de près l’opulence affichée par le chef de l’Etat et ses proches amis (conseillers spéciaux et petits conseillers, ministres, etc.), on croit comprendre que le budget du département des Finances est illimité. Sauf pour développer l’agriculture, promouvoir la protection sociale, renforcer la sécurité urbaine… Que chacun, une bonne fois pour toutes, prenne ses responsabilités. Car, dans ce pays, il existe une fin pour les régimes, même pour les plus coriaces.

Franck Raharison

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