Blanchiment et terrorisme: Des sociétés, comme cibles consentantes
De grandes sociétés installées à Madagascar seraient de mèche avec des islamistes radicaux issus de pays arabes. Elles n’auraient pas hésité à blanchir des capitaux émanant de ces islamistes. Ce blanchiment aurait pris plusieurs formes dont la prise de participation majeure dans l’actionnariat d’autres sociétés. Mais comme les islamistes semblent bien préparer leurs coups, ce blanchiment n’a pas eu lieu récemment mais depuis quelques années déjà. A titre de rappel, un petit pays arabe a été déjà considéré comme un possible nouveau sanctuaire d’Al-Qaida dès 2012. Puis, les conseils aux voyageurs occidentaux émis par les pays comme la France parlent toujours de risques terroristes concernant ce pays. A Madagascar, le laisser-aller semble prendre le pas sur le contrôle strict des mouvements des capitaux. Car apparemment, le blanchiment d’argent prend de nombreux circuits. Outre le blanchiment via l’importation de produits de première nécessité qui exercent une concurrence déloyale sur les produits fabriqués localement, on peut aussi citer le blanchiment d’argent sale dans certains projets immobiliers. Et maintenant, l’on parle de blanchiment à travers la prise de participation dans l’actionnariat de grandes sociétés. Cette fois-ci, l’argent sale proviendrait du terrorisme et non pas des trafics de ressources locales (bois de rose, or, tortues, etc.)
Il faut toutefois souligner que les sociétés supposées fricoter avec ces islamistes radicaux détiennent déjà une grande part de marchés sur leurs secteurs respectifs et qui, de plus, sont juteux. Ce qui veut dire que ces secteurs ne sont pas à l’abri des conséquences désastreuses d’un retrait éventuel des islamistes. Et ce sera une catastrophe pour ces secteurs, les emplois qu’ils ont créés et ce que cela aura comme impact négatif sur les revenus des travailleurs concernés… En attendant, les autorités locales évoquent des menaces terroristes dans leurs discours et ce, à l’approche du sommet de la francophonie. Pire, elles avouent leur incapacité à y faire face seules, et lancent un appel à des entités comme la société civile et les ONGs ! Quoi qu’il en soit, le pays semble ne pas disposer des ressources humaines et matérielles nécessaires pour faire face à des menaces terroristes. Il pourrait y remédier en améliorant la gestion des finances publiques. Mais ce n’est pas le cas. Il n’y qu’à observer la hausse ridicule pour les dépenses sociales, alors que le pays enregistre un fort taux de population vulnérable. L’on ne doit pas non plus oublier les méga-subventions pour les entreprises publiques toujours en crise…
Puis, la corruption généralisée pourrait jouer un rôle dans l’inefficacité du contrôle des mouvements des capitaux, notamment les capitaux louches. D’ailleurs, les autorités semblent avoir les yeux ailleurs.
Fanjanarivo
Commentaires
S’abonner au flux RSS pour les commentaires de cet article.