Recettes publiques: Qu’en est-il du TPF ?
En matière de recettes, dispose le projet de loi de finances 2017, le Taux de Pression Fiscale (TPF) devra augmenter annuellement de 0,5 point de pourcentage jusqu’en 2019. Cet objectif repose sur le défi de créer un plus grand espace budgétaire à travers des ressources publiques en hausse. Le TPF estimé est alors de 11,0% en 2017 (soit 12,0% en 2019) contre 10,8% en 2016. Les recettes totales et dons escomptés en terme brut sont ainsi de 5389,6 milliards Ariary, dont 4156,6 milliards Ariary en recettes budgétaires et 1233,0 milliards Ariary en dons.
Un niveau de 2004,1 milliards Ariary est escompté pour les recettes intérieures. A partir de 2017, des mesures nouvelles seront apportées quant à la qualité de service aux contribuables qui constitue une des principales directives pour atteindre l’objectif d’amélioration du recouvrement des recettes. De plus, le département en charge de la fiscalité intérieure a décidé de mettre à jour le guide d’application du Code Général des Impôts et d’instaurer des espaces contribuables au niveau des Services Régionaux des Entreprises.
Au niveau de l’administration douanière, les recettes devront atteindre 1926,9 milliards Ariary à travers le renforcement du contrôle et de la gestion interne pour atteindre des objectifs concrets dans l’immédiat. Tout cela contribuera à stabiliser l’effort pour augmenter le TPF. Même si de nombreuses activités de recouvrement sont envisagées, il est à noter que cette performance fiscale sera fortement liée à l’évolution des activités réelles de l’économie et notamment au climat des affaires et des investissements.
Quant aux recettes non fiscales, sa trajectoire à moyen terme suivra le rythme tendanciel des recettes fiscales et l’évolution de l’inflation. Pour 2017, les recettes non fiscales s’élèveront à 76,5 milliards Ariary.
Situation macro-économique
Les perspectives pour les six prochains mois
Les projections de croissance économique mondiale ont été révisées à la baisse, respectivement à 3,1 pour cent pour 2016 et à 3,4 pour cent pour 2017 (soit de -0,1 point par rapport aux prévisions à fin mars 2016), en raison notamment de l’incertitude économique engendrée par le Brexit. Celles en Afrique subsaharienne seront de 3,0 pour cent en 2016 et 4,0 pour cent en 2017 (-1 point et -0.7 point respectivement par rapport aux prévisions à fin Janvier 2016).
Pour Madagascar, d’après les informations publiées par la banque centrale de Madagascar (BFM), dans son document analysant la situation macro-économique au cours des neuf premiers mois 2016 il est fait état , entre autres, que le taux de croissance économique est estimé à 4,1 pour cent en 2016, tiré principalement par les zones franches industrielles, les travaux publics et les constructions et 4,5 pour cent en 2017.
Malgré l’afflux de demande de devises de fin d’année, un certain équilibre est anticipé sur le MID. Ce dernier continuera à déterminer le taux de change. BFM veillera à atténuer la volatilité excessive de l’Ariary et à le maintenir à un niveau compatible aux conditions macro-économiques. La valeur réelle de l’Ariary devrait se stabiliser en 2017.
La tendance à la hausse de la monnaie se poursuivra jusqu'à fin 2016 mais un ralentissement est, toutefois, attendu à partir du premier trimestre 2017.
Des mesures de politique monétaire, dont notamment l’intensification des ponctions de liquidités, sont ainsi envisagées de manière à réduire tout risque d’instabilité macroéconomique.
En conséquence, d’après la même source, les estimations de la hausse des prix sont maintenues à 7,1 pour cent à fin 2016. Il en est de même pour fin 2017 (7,1%).
L’évolution de l’Economie nationale devrait rester cohérente avec les objectifs macro-économiques que le Gouvernement s’est fixé dans le cadre du programme soutenu par la Facilité Elargie de Crédit (FEC). Si la tendance se maintient et en l’absence de choc particulier dans un avenir proche, les objectifs d’inflation devraient être atteints.
En conséquence, le Comité Monétaire a décidé de maintenir le niveau actuel du taux directeur à 8,30 pour cent et celui des Réserves Obligatoires à 13,0 pour cent.
BFM veillera à réguler la monnaie pour que le financement de l’Economie soit en adéquation avec les objectifs de cadrage macro-économique précédemment évoqués.