Edito: Regard honnête sur ses propres défaillances

Les responsables, dont le chef de l'administration en tête, mettent ces vindictes populaires sur le dos des politiciens de l'opposition! Que ne faut-il pas entendre? Les politiciens de l'opposition sont-ils si importants et font-ils peur aux actuels détenteurs de pouvoir pour que ces derniers en arrivent à mettre sur le dos des politiciens la défaillance de l'Etat? Le chef de l'administration ignore-t-il la classique phrase "la peur du gendarme est le début de la sagesse"?

Si des personnes en arrivent à brûler une caserne de la gendarmerie ou les logements des gendarmes, les gendarmes étant des représentants des forces de l'ordre, les gendarmes étant détenteurs d'armes et donc peuvent tirer sur une foule qui n'a probablement pas d'arme...c'est que le malaise est grand. Le chef de l'administration ignore-t-il que la justice est ce qui, pour le commun des mortels, l'entité qui tranche les litiges sur la base du droit et de l'équité… ? Si une foule en arrive à se faire justice soi-même en brûlant leurs semblables, c'est que le malaise est grand.

Alors oui, la situation sociopolitique malgache est loin d'être sereine et ce n'est pas le fait de la population, mais des politiciens tenants du pouvoir et opposants confondus, si la situation sociopolitique malgache est si délétère c'est parce qu'un immense fosse s'est creusé entre ceux qui sont occupés par l'organisation du sommet de la francophonie et l'obtention des 4x4 de luxe et ceux qui fouillent les poubelles pour survivre ; c'est parce que la majorité des malgaches est victime au quotidien d'injustice, d'abus de pouvoir et regarde avec rage l'impunité des tenants du pouvoir ; c'est parce que les Malgaches savent que ceux qui sont au pouvoir les méprisent et ceux qui y étaient et veulent revenir pensent à leur compte en banque qui commencent à se dégarnir.

Si le chef de l'administration avait l'honnêteté de reconnaître simplement les défaillances de son administration, s'il cessait de chercher des responsables et assumait simplement les failles de son administration, ce serait déjà un grand pas d'honnêteté. Lorsque le chef de l'administration met sur le dos des opposants les vindictes populaires, c'est qu'au fond quelque part il reconnaît une certaine puissance, une force de l'opposition, force que la population dénie pourtant à cette même opposition.

Au-delà de ces explications de bas étage de l'administration, les vindictes populaires et autres incendies sont condamnables et une auto critique sincère aurait amené l'administration à constater ses failles et à trouver une solution drastique et rapide pour que ces actes d'un autre âge ne se reproduisent plus!

Anais T.

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