sentinelle: Désarmement du peuple par l’Etat au profit des criminels...

Nos gouvernants sont-ils tombés sur la tête ? Dans le projet sur la Loi des Finances 2017 concernant la protection civile, ils ont innové des taxes sur les armes blanches comme les couteaux, les flèches, les lances et d’autres encore qui sont laissés à l’appréciation de la commune de tutelle.

Dans une société où tout va pour le mieux, ces mesures n’auraient pas été dérangeantes, mais au vu du climat d’insécurité qui règne actuellement dans tout le pays, on est en droit de crier AU GENOCIDE !

Pourquoi ? Il est normal qu’on ne donne pas de port d’armes à feu à la population pour juguler l’insécurité en prenant les devants sur l’utilisation abusive de ces dernières. Par contre il n’est pas normal que le pouvoir actuel, à travers ce projet de taxation sur les armes blanches, nous expose à un danger  imminent, en nous livrant aux attaques des bandits de tout acabit.

Effectivement, ce n’est pas vraiment le prix à payer sur ces taxes qui nous gêne, mais plutôt de devoir avouer aux responsables chargés de faire l’inventaire desdites armes blanches. Auparavant chaque foyer entretenait l’illusion d’avoir une certaine capacité défensive en cas d’attaque de domicile.  Maintenant sous la férule de l’Etat, on est obligé de montrer pattes blanches, découvrant ainsi notre vulnérabilité à toute agression extérieure. On sait qu’il y a actuellement une recrudescence de braquages, et que les criminels sont à l’affut de tout mouvement d’argent dans un foyer. Avant de commettre leur forfait, un des principaux soucis de ces derniers est de s’informer au maximum sur leur cible potentielle pour peaufiner leur crime. Comme nous le savons tous, les manquements de notre administration sur la protection des dossiers sensibles n’est pas pour  protéger nos familles des fuites possibles. La corruption, la nonchalance, le manque de rigueur coutumier de nos  fonctionnaires vont dévoiler à tout vent l’intimité de notre maison.

En fait, à qui profite le crime ? Vu dans les divers médias radiophoniques, journalistiques et télévisuels, bon nombre d’éléments de la police, de la gendarmerie et de l’armée ont été appréhendés dans des actes délictuels sur la population. Soient ils louent leurs armes aux bandits, soient ils participent eux-mêmes à des braquages en tout genre.  Ces gens sensés nous protéger nous ont trahis sans qu’aucun d’eux ne soit jamais passé en cour martiale comme il se devrait. Le véritable danger est le fait qu’ils soient les premiers à être informés sur notre vulnérabilité à cause de ces taxes scélérates, par quoi ils feront de nous des victimes de premier choix.

Encore une fois, les riches malgaches ou étrangers ayant des armes à feu légales seront protégés et les pauvres qui font comme ils peuvent seront offerts pieds et poings liés à la vindicte de ces tueurs en puissance. Le pouvoir actuel sera alors complice de la réinstauration de la loi du plus fort à Madagascar.

Pour nous, ces mesures qui dans la normalité doivent être mises sous la rubrique de la protection civile, est en fait un « DESARMEMENT DE LA SOCIETE » face aux dangers qui la guettent. Cette fois-ci il serait temps d’appeler tous nos Dieux pour nous protéger des turpitudes de nos dirigeants sur cet acte mercantile concernant la taxation non réfléchie occultant la réalité sociétale qu’est l’insécurité.

Il est bon de rappeler que parmi les premières préoccupations des malgaches figure la sécurité de leurs vies et de leurs biens. Des tentatives spontanées d’organisations défensives tant individuelles que collectives ont été mises en place par le peuple lui-même, pour pallier à la défaillance des forces de l’ordre. Le mode opératoire sur la mise en place des mesures de taxation, va mettre en exergue la vétusté des armes en possession des foyers familiaux visités par qui de droit. La confirmation de leur position de force par rapport à leur future victime sera un fait réjouissant et encourageant pour les criminels. Alors ne nous étonnons pas s’il y a une augmentation exponentielle des attaques à mains armées.

En tant que sentinelle de la vie publique, nous nous exprimons sur le fait que ces taxations sur les armes blanches sont aberrantes, elles doivent être nulles et non avenues car leur mise en application provient d’une réflexion non approfondie. En tant que citoyen, nous ne voulons pas que des employés de la commune sans mandat de perquisition aillent chez nous pour s’assurer de  notre niveau d’armement contre tout intrus pénétrant dans notre domicile. Déjà le fait que ce soit les gardiens qui sont généralement complices des vols perpétrés dans des usines ou villas, il en découle que la confiance ne peut plus régner dans notre cher pays. En ces temps d’angoisse journalière où l’insécurité nous prend tous à la gorge, il nous paraît inutile d’en rajouter avec des administratifs inconnus non assermentés pour espionner nos faits et gestes afin de sécuriser nos familles. Effectivement on ne sait plus si ce sont ces personnes désignées responsables qui vont venir à notre domicile, soi-disant pour nous questionner sur l’état de nos armements, vont eux-mêmes revenir ultérieurement nous attaquer.

Max Randriantefy

Ajouter un Commentaire