Protection sociale: Un moyen de soutenir les populations vulnérables

Avec les prestations sociales qu’elle offre, la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNaPS) joue un rôle primordial dans la lutte contre la pauvreté. Ses affiliés perçoivent ces prestations en cas de grossesse, de naissance, de maladies professionnelles, d’accidents de travail et de vieillesse. Comme quoi, la CNaPS est là dès la naissance jusqu’à la vieillesse. Son rôle est crucial dans un contexte marqué par une forte vulnérabilité de plusieurs catégories de population. Il participe à aider les travailleurs et leurs familles à jouir ainsi de leurs droits sociaux. D’ailleurs, les offres de la CNaPS font partie de ces droits sociaux, d’après Charles Emilson Randrianarijaona, chef de Service d’actions sanitaires et sociales (SASS) auprès de la CNaPS. Et du lundi au mercredi dernier, l’équipe de ce service était à Ambanja pour organiser une session de formation sur la sécurité sociale. La formation a vu la participation de 80 personnes issues de secteurs différents dont le transport, la religion, l’agriculture, la collecte de produits de base et le monde économique. Les participants ont pu se familiariser avec les dispositions prévues par le droit du travail, notamment le contrat de travail. Ce contrat est de plusieurs types. L’on peut citer le Contrat à durée déterminée (CDD), le Contrat à durée indéterminée (CDI), l’essai… Sinon, le droit du travail préconise les règlements intérieurs, le congé, la permission, la permission exceptionnelle. 

Un autre volet de la formation a été axé sur le droit en matière de sécurité sociale, à savoir le système légal de sécurité sociale, les obligations des employeurs et les droits des travailleurs. Tous les secteurs sont concernés dont l’agriculture. Ce qui veut dire que les travailleurs dans des secteurs comme l’agriculture doivent être affiliés à la CNaPS. Particulièrement à Ambanja, c’est le cas des employés des sociétés de plantation de cacao qui fait la réputation de cette localité, notamment à l’international. Ainsi, un contrat en bonne et due forme lie les employeurs et les travailleurs de ce secteur. En revanche, les planteurs de cacao qui n’ont aucun statut de personne physique ou morale et qui oeuvrent donc dans le secteur informel, ne figurent pas encore parmi la grande famille des affiliés de la CNaPS. Malgré tout, un projet d’étude est en cours pour mettre en place un régime de retraite pour les paysans producteurs, qu’ils soient agriculteurs, éleveurs, pêcheurs ou artisans. Cette extension de la couverture sociale est l’un des grands défis de la CNaPS, de son directeur général Raoul Arizaka Rabekoto et son équipe. En attendant, il faut noter que pour Ambanja, l’antenne de la Caisse dirigée par Arène Tsaravaly est au service de 274 employeurs, 2 840 travailleurs affiliés, 653 pensionnés et de 25 rentiers. Ces chiffres demeurent modestes comparés à la démographie de la zone. Voilà pourquoi la CNaPS a organisé la formation évoquée ci-dessus pour renforcer la promotion de la protection sociale, son objectif étant d’offrir une protection sociale juste et équitable pour tous les travailleurs malagasy.