Innovation prize for Africa: Appel aux innovateurs, chercheurs et entreprises

Doté de prix d’un total de 150 000 dollars, l’Innovation prize for Africa ou le Prix de l’innovation pour l’Afrique (PIA) ne se limite pas à un simple concours. Hier au Centre d’information et de documentation scientifique et technique (CIDST) à Tsimbazaza, l’ONG Habaka, partenaire de ce centre de recherche et ambassadeur du PIA à Madagascar, a expliqué les tenants et aboutissants de ce concours. A cet effet, le directeur exécutif de Habaka et chercheur-enseignant au sein du CIDST, Marius Andriamparany a précisé : « Le concours n’est pas uniquement constitué des prix qui, soit dit en passant, sont également très importants. Mais il y a aussi le réseautage et la médiatisation des projets gagnants dans des magazines et des chaînes internationales comme CNN, TV5. Et nous avons constaté qu’il est plus facile pour les gagnants de trouver des investisseurs pour concrétiser leurs projets. C’est grâce à la caution morale et scientifique de l’African innovation foundation (AIF), organisatrice du concours ». En effet, l’AIF est reconnue comme une organisation d’intérêt public. Elle est également reconnue par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) et l’UNESCO. Le prix qu’elle organise tous les ans fait appel aux innovateurs, aux chercheurs et aux entreprises qui ont des idées innovantes, des prototypes ou des produits déjà commercialisés sur le marché mais comportant un ou des traits d’innovation.

Comme le concours a pour objectif d’accroître la prospérité des Africains via l’innovation portée par les Africains eux-mêmes, les projets mis en compétition devraient avoir ou présenter des perspectives d’envergure continentale. A titre de rappel, plus de 900 projets ont été soumis lors de la dernière édition. Mais à chaque concours, 25 dossiers sont sélectionnés par un jury au cours d’une des 7 étapes du processus de sélection. Un projet porté par un Malagasy y a déjà figuré lors de l’édition précédente, mais il n’a pas pu aller plus loin. Et pour la finale, 10 projets entrent en compétition pour décrocher le meilleur prix de l’innovation (100 000 dollars), le meilleur prix du potentiel commercial (25 000 dollars), le prix spécial pour l’impact social (25 000 dollars). Pour les 7 autres nominés, ils reçoivent un bon de 5 000 dollars. Les domaines prioritaires pour le PIA portent sur l’agriculture, la santé et le bien-être, l’énergie, l’environnement et l’eau, l’industrie, la manufacture, les services, les TIC. Pour mettre de son côté le plus de chance possible, il faut présenter un projet à fort potentiel commercial, original, susceptible d’être développé à grande échelle, ayant un impact social et présentant des aspects scientifiques et techniques. Depuis sa création en 2012, le prix a compté à deux reprises comme premier gagnant des Sud-Africains. Sur les autres éditions, le premier prix a été remporté par un Egyptien et un Marocain.

Le Centre d’appui à la technologie et l’innovation (CATI Madagascar), une entité au sein du CIDST est prêt à aider les candidats au PIA. Sa responsable, Irène Rabarison précise : « En étudiant les bases de données brevets, CATI peut aider les candidats à vérifier si leurs projets sont réellement innovants ou font déjà l’objet de brevets. Nous incitons d’ailleurs les membres du réseau CATI à participer à ce concours ». Ce réseau est constitué de nombreux centres de recherche et de groupements patronaux et professionnels. Quant à Habaka, il faut rappeler qu’elle assure également la promotion de l’Azinsha prize ou le prix des jeunes entrepreneurs en Afrique, lequel a permis à un jeune Malagasy de 22 ans évoluant dans l’agribusiness de décrocher dernièrement le premier prix.

Fanjanarivo

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