1896 - 1960 : pour une indemnisation de Madagascar par la France (84ème partie)

En 2006, la France, par l’intermédiaire de son Institut National de l’Audiovisuel (INA) a restitué au Maroc une partie des images d’archives filmées durant la période coloniale. En 2008, la France a fait la même chose avec l’Algérie. Pourquoi la France s’obstine t’elle à ne pas faire de même avec ses archives coloniales concernant Madagascar, en dépit du fait que la législation française relative aux archives ait considérablement réduit le délai de communication des archives ? Pourquoi ce « deux poids, deux mesures » ? La France a refusé de donner suite à la requête présentée en ce sens par Omer Beriziky, historien et ancien Premier Ministre malgache. Qu’est ce que la France dissimule ? Aurait-elle peur que n’éclate au grand jour les détails sordides de ses massacres commis, entre autres, à Manarintsoa en 1896, à Ambiky en 1897 et à Moramanga en 1947 ? Veut-elle protéger certains coupables qui occupent encore de hautes fonctions politiques ou militaires ? Face à ce refus caractérisé de la France d’autoriser l’accès aux archives coloniales qui traduit un mépris profond à l’égard de la nation malgache, l’organisation du Sommet de la Francophonie à Madagascar apparaît comme une insulte suprême et comme l’humiliation de trop. La Francophonie est une imposture dans la mesure où elle prétend construire un avenir géopolitique commun, en prenant soin d’oublier un passé colonial commun. 

Ranary et Fabrice

Commentaires

-1 #1 vatomena 22-11-2016 10:16
Autrefois les esclaves ,les andévo ,étaient méprisés / Leur qualité d'homme n'était pas reconnue."Tsy razana "On ne considérait pas qu'ils puissent avoir eu ,eux aussi ,des ancêtres . C'est un certain Gallieni qui les a rendus au rang d'etre humain.La réunion de la francophonie peut etre l'occasion de remercier le pays libérateur.

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