Pratique de l’épargne les mécanismes informels s’amplifient

En brossant le tableau des produits et services financiers à Madagascar, l'Enquête Finscope consommateur 2016 de la Coordination Nationale de la Finance Inclusive (CNFI) - Madagascar révèle qu’en termes d’épargne et d’investissements, 41% des adultes malgaches n’ont pas d’épargne, tandis que 15% gardent toutes leurs épargnes à la maison, n’utilisant aucun mécanisme d’épargne formel ni informel. Seuls 7% des adultes malgaches, au moment de l’enquête, reconnaissent utiliser des produits d’épargne auprès d’une banque commerciale. Ce dernier chiffre n’exclut pas l’utilisation par ces mêmes adultes d’autres mécanismes d’épargne tels que les mécanismes formels non bancarisés, les mécanismes informels (dans le bétail) ou encore l’épargne à la maison. Et 40% des adultes qui épargnent à la maison reconnaissent le faire dans un lieu secret.

En outre, l’enquête indique que 44% des citadins et 41% des ruraux n’épargnent pas. Ce qui conforte les chiffres sur l’exclusion financière. En milieu urbain, près de 18% des adultes déposent leurs épargnes à la banque, alors qu’ils ne sont que 3% en milieu rural. Et si 16% des ruraux déposent leurs épargnes chez eux, à la maison ou dans un endroit secret, ils sont de 13% à le faire dans les zones urbaines…

La faiblesse de l’éducation financière rendrait plus élevé le taux d’utilisation des produits financiers informels. Ainsi, les adultes faiblement instruits comptent sur leurs familles ou leurs connaissances pour leur porter assistance en cas de manque d’argent. Pour eux, les amis ou la famille sont une source financière intégrale. A l’opposé, les adultes plus éduqués adoptent l’utilisation du crédit bancaire ou d’épargne.

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