Entreprises commerciales: Les harcèlements se poursuivent !
Alors que les harcèlements fiscaux se poursuivent en dépit des récriminations du patronat et des organisations professionnelles, les entreprises commerciales subissent des contrôles excessifs de la part des agents du ministère du Commerce.
Munis d'un ordre de mission en bonne et due forme, ils commencent par vérifier si l'entreprise est un opérateur ou un grossiste ou les deux à la fois, si le commerçant ne mélange pas les ventes en gros avec ceux du détail. Gare à ceux qui ne respectent pas stricto sensu la réglementation car les insecteurs et contrôleurs de commerce ne viennent pas pour une action éducative, mais plutôt pour sévir. Sous le couvert de l'anonymat, des grossistes parlent même de " racket".
Si les activités du commerçant sont conformes à son statut administratif, les agents vérifient si les prix des articles sont affichés. Le contrôle se poursuit sur l’ établissement de factures. Puis on vérifie les emballages des produits pour voir éventuellement la date de péremption et si les informations y inscrites sont conformes à la législation, c'est-à-dire compréhensibles pour le consommateur malgache.
La moindre anomalie équivaut à des sanctions. C'est tout à fait normal, reconnaissent des commerçants qui s'indignent toutefois contre les agissements des agents de l'Etat. "Non seulement la toute petite faute n'est pas tolérée mais plus grave encore, ils réclament de l'argent même si tout est règle", rapporte-t-on. Les montants soutirés seraient de 1 à 4 millions Ar suivant la taille et l'activité de la société commerciale.
Contrairement à l'ensemble de la population, les gérants des sociétés voient avec espoir l'arrivée du sommet de la francophonie au nom duquel aurait été opéré le racket sous le couvert de l'application de la législation. La fin du sommet sera-t-il aussi celle des contrồles excessifs sur ceux qui constituent déjà la vache à lait de l'Etat?
Sa