chronique de N. Razafilahy: La Francophonie et les gaîtés de la bouffe
S’il y a une tradition qui a toujours fait et maintient toujours la réputation de la France c’est la gastronomie et la bonne cuisine. De tous les horizons du globe, les touristes se ruent vers Paris, rien que pour goûter les petits plats parisiens de grands chefs de renommée mondiale. Enorme a été la surprise de tous en apprenant que plus d’une centaine de convives ont regretté d’avoir choisi de faire honneur aux talents des cuistots et traiteurs qui ont assuré les préparations et la restauration au Village de la Francophonie. Sauf erreur de notre part, les échos parvenu jusqu’à notre rédaction font état de personnes frappées d’intoxication alimentaire…
De tels désagréments, compte tenu de bon renom de l’évènement font bien entendu l’objet d’embargo facilement compréhensible. Mais justement à cause de l’importance de la présence des participants, une négligence de ce calibre ne doit pas mériter qu’on l’entoure d’un rideau de mutisme complice. Si l’origine supposée de cette sorte d’empoisonnement sûrement accidentel mais qui relève de l’amateurisme et de l’absence réelle de savoir dans l’art culinaire, il faut appeler un chat un chat mais pas tourner autour du pot-au-feu indigeste et autres plats. Dans la plupart des cas, lorsqu’il s’agit de ce type de mauvaise surprise à table, il n’y a qu’un seul et unique coupable : la mauvaise qualité des aliments ingurgités par les convives. Et c’est seulement après une investigation de routine qu’on peut apprendre sans difficulté que tels ou tels produits composants du repas ou bien n’étaient plus d’une fraîcheur certaine ou tout simplement avaient subi les conséquences néfastes des coupures d’électricité de ces fréquents délestages qui n’épargnent personne. Rien que pour les crudités accompagnées de la mayonnaise ou de n’importe quelle sauce, le moindre retard lors de la préparation ou la conservation avant d’arriver dans l’assiette du malheureux consommateur condamné d’avance aux pires malaises qui parfois peuvent provoquer la mort. Combien de fois des repas de noces somptueux et fameux avaient conduit tous les invités dans les salles d’urgence Les rares victimes échappent rarement aux tortures des nausées lancinantes et des coliques douloureux qu’après un intense lavage d’estomac énergique…salutaire ?
Avec ce qui s’est passé au Village Voara à propos de ces agapes qui ont mal tourné, les étrangers de passage emporteront malheureusement dans leurs bagages les souvenirs de cette île merveilleuse au cadre paradisiaque souillé par les traces trop visibles d’une mauvaise gouvernance ambiante et cette regrettable manifestation d’un déficit de professionnalisme dans un secteur aussi délicat que la restauration. Et comme les personnalités concernées n’étaient pas n’importe qui, le mal qui est fait sera la honte des organisateurs locaux qui obéissant comme d’habitude à leur bas instinct de magouilleur sont à l’origine d’un scandale dont on ne se relève pas facilement. Les auteurs principaux de cette faute professionnelle auront bon rejeté la responsabilité de cet empoisonnement à base d’aliments avariés ou dont les normes de la propreté n’ont pas été respectées, le fait reste et demeure imputable aux décideurs étatiques et à leurs collaborateurs trop enclins au favoritisme qui cette fois-ci, pourrait coûter la vie à des natifs et des étrangers prestigieux. Les jours prochains nous diront les détails ces expériences gastronomiques qui n’auraient dû être que des mémorables agapes au cours d’une mission en terre étrangère comme tant d’autres. Au fait a-t-on fait appel à nos cordons bleus qui passent leur vie entre les objectifs des caméras des chaînes de télévision et fours des cuisines ? Dommage, le pays a raté l’occasion de faire valoir les valeurs gastronomiques de fameuses langoustes, des croustillantes crevettes et des bouillons clairs (ces ro-mazava de nos campagnes). Espérons que ce cuisant échec de la tentative de séduction par les papilles gustatives mal embouchée serve de leçon aux vantardises déplacées de nos dirigeants.