Vie publique: Absences très remarquées

Il y a des personnes dont la notoriété n’est plus à faire ni dans les salons ni dans les mondanités. Mais il y a aussi des personnages dont les absences ne passent pas inaperçues quel que soit le motif ou le prétexte évoqué…Parce que depuis le début de ce mandat présidentiel la Première Dame a pris une envergure et sa personnalité une dimension extraconstitutionnelle qui met toujours l’épouse de Hery Rajaonarimampianina sur un piédestal qu’on l’aime ou on ne l’aime pas.

Dans l’entourage du premier cercle, lors de l’anniversaire du Président de la République, le 6 novembre dernier, on n’arrêtait pas de jaser et de commenter sur tous les tons le séjour de cette dame loin du foyer conjugal, du Palais d’Iavoloha pour une occasion aussi importante sur le plan familial. Elle n’était pas aux côtés de son, et les rumeurs ont pris  des dimensions dignes de ces articles des magazines people sur la vie privée de femmes, des hommes célèbres et des détails de leurs relations amoureuses et même extraconjugales. A Madagascar, les potins n’ont pas encore atteint ce niveau du voyeurisme médiatique. Mais toujours  est-il que le fait que dame Voahangy ne se trouve pas au pays pour accueillir les épouses des Chefs d’Etat participants au sommet de la Francophonie donne libre cours aux insinuations les plus diverses. Jusqu’à supputer qu’elle se serait éloigné pour éviter les servitudes et les contraintes protocolaires et linguistiques surtout de la fréquentation de prestigieux grands noms de la géopolitique internationale.

Un autre absent très remarqué aussi, le ministre de la Sécurité Publique serait mal remis d’une série d’hospitalisation successive sur laquelle, le gouvernement fait preuve d’un silence radio qu’on comprend mal. Surtout que l’opinion ressasse depuis, les conséquences administrative et disciplinaire de sa  longue maladie sur le personnel de la Police Nationale. Les nouveaux promus du corps des Inspecteurs Généraux de Police piaffent d’impatience et font preuve d’une ambition à peine cachée à propos de la possibilité de succession au général Anandra Norbert. Si d’un côté la relève n’attend qu’un remaniement pour succéder à leur patron. D’un côté aussi les  vieux de la vieille, les professionnels de la lutte contre le banditisme, se morfondent de voir la profession à vau l’eau, presque à la dérive à cause d’une présence capitale qui manque à leur corporation. Ils auraient aimé que le président Hery Rajaonarimampianina s’assoit sur la susceptibilité déplacée de quelques ministres qui, par solidarité gouvernementale refusent d’admettre qu’on se débarrasse des  maillons faibles d’un service hautement vital pour la sécurisation du pays en général de la protection des personnes et des biens. Surtout en cette période très spéciale où sous la menace du terrorisme international la prévention doit être efficace et de rigueur en ce qui concerne l’ordre public et la protection rapprochées des personnalités. Les médecins liés par le respect du secret médical et professionnel ne laissent filtrer aucune information. Or selon les indiscrétions des proches et de l’entourage immédiat du ministre Anandra Norbert, le Premier ministre lui-même est maintenant très préoccupé de l’état de santé de cette personnalité qui figure parmi ses amis intimes. Les  ragots racontent même qu’au cours d’une cérémonie officielle récemment, voyant la forme pas très sortable du ministre, le locataire de Mahazoarivo lui aurait intimé de jouir d’un congé de convalescence…