Marchands ambulants: Francophonie ou pas, ils remplissent les rues
On est actuellement en pleine période du XVIème sommet de Francophonie, mais les marchands ambulants remplissent toujours les rues. Les commerçants ont pris l’habitude de longer le trottoir afin de procéder à leur activité. Ce qui fait que l’opération d’assainissement du centre ville est vouée à l’échec. En plus de cela, les commerçants affirment que cette activité leur permettent de subvenir à leur besoin quotidien, vu l’inexistence d’emploi. A cet effet, ils effectuent leur activité comme d’habitude même s’ils sont victimes d’une persécution quotidienne. Tant que le problème de l’emploi fera défaut, cette situation s’éternisera et s’aggravera au fur et à mesure que le temps passe. En plus, ce problème ne date pas d’hier, il serait temps que les dirigeants étatiques en prennent conscience. Francophonie ou pas, ce problème ne se règlera pas à coup de baguette magique. Le nombre de commerçants augmente de jour en jour, vu qu’ils trouvent dans le commerce une solution adéquate pour faire face au problème du chômage. Avant la Francophonie, les agents de la Commune Urbaine d’Antananarivo (CUA) assistés par la police municipale use même de la violence afin de dissuader les commerçants à ne plus revenir. A présent, l’assainissement semble s’amoindrir étant donné que le régime a peur que ces commerçants se rebellent et effectuent une manifestation. Tant que le gouvernement ne fournit pas d’effort afin de fournir de nouveau secteur créateur d’emploi, le problème des marchands restera à jamais irrésolu.
Jean Riana