Enseignants-chercheurs: 1 revendication sur 3 inscrites dans la loi de finances

L’indemnité de risque est la seule inscrite dans la loi de finances 2017, alors que selon l’accord de Mahazoarivo du 10 septembre 2015 entre le premier ministre et le Syndicat des enseignants-chercheurs et chercheurs-enseignants (SECES), 3 indemnités devraient l’être à partir de l’année prochaine. Il reste donc l’indemnité de logement et celle pour le transport. Hier à l’ouverture du conseil national du SECES à Ambohipo, le président de la section Antananarivo du SECES, Sammy Grégoire Ravelonirina a précisé : « L’accord de Mahazoarivo est clair : l’inscription des indemnités non encore prises en compte dans la loi de finances 2016 doit faire l’objet de négociations entre les parties concernées. Mais aucune discussion n’a été initiée alors que le ministère des Finances et du Budget n’a inscrit qu’une indemnité dans la loi de finances

2017 ». A titre de rappel, ces différentes indemnités ont été déjà avalisées par l’Etat par des décrets en bonne et due forme en date de 2009. Mais 7 ans plus tard, certaines indemnités ne sont pas encore inscrites dans la loi de finances. Or, les enseignants-chercheurs et chercheurs-enseignants sont l’un des piliers de l’enseignement supérieur et de la recherche à Madagascar. Ils méritent des conditions décentes.

C’est ainsi que toutes les sections du SECES au niveau des 6 universités revendiquent l’inscription des trois indemnités dans la loi de finances. Mais hier, l’ouverture du conseil national du syndicat a coïncidé avec le vote du projet de loi de finances 2017 à l’assemblée nationale ! Autrement dit, ses revendications devraient être intégrées dans une éventuelle loi de finances rectificative dans le courant de 2017, si les parties prenantes arrivent à s’entendre sur le sujet. Devant le comportement de l’Etat face à la situation dans le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche et surtout vis-à-vis des accords qu’il s’est engagés à respecter, le président de la section du SECES Antananarivo remarque que dans la plupart des cas, c’est l’Etat qui pose souvent

problème : « Les enseignants veulent s’acquitter correctement de leurs tâches. Pareil pour les étudiants. C’est souvent l’Etat qui ne fournit pas les efforts nécessaires qui lui reviennent. Tout le monde sait pourtant que tous les ans, il y a toujours une ou des lois de finances. Cela signifie qu’il ne devrait pas y avoir des imprévus à chaque année universitaire ». Pour l’heure, l’Etat qui a dûment signé les décrets évoqués plus haut et pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants-chercheurs et chercheurs-enseignants, n’en applique que 2 sur 5 en ce qui concerne les indemnités.

Par contre, il a déjà mis en œuvre le basculement vers la nouvelle grille indiciaire. Quant au déplafonnement des salaires, il n’est pas encore effectif pour ceux qui sont concernés. Le SECES rappelle qu’il a déjà beaucoup cédé en 2015 en acceptant le report de l’application de certains décrets, celui de leur mise en application en 2017 et du rappel des indemnités non perçues depuis 2009. C’est la raison pour laquelle toutes ses sections sont pour l’effectivité de ces mesures légales. Pour ce qui est des calendriers universitaires, l’idée est d’instaurer une seule date pour la rentrée qui devrait se situer en mars 2017. Voilà pourquoi l’université de Fianarantsoa doit faire attendre ses étudiants qui ont déjà terminé l’année universitaire en juillet dernier.

Recueillis par Fanjanarivo

Commentaires   

0 #1 Smitha413 27-11-2016 07:56
This design is wicked! You obviously know how to keep a reader entertained. Between your wit and your videos, I was almost moved to start my own blog well, almostHaHa! Wonderful job. I really enjoyed what you had to say, and more than that, how you presented it. Too cool! kbfdebdecfdkdedd
Citer

Ajouter un Commentaire