sentinelle: Projet de taxation sur l’exploitation des énergies renouvelable !
Le problème de l’électrification est crucial à Madagascar. Cela a été repris par les médias de tout bord qui en faisaient des choux gras de cette réalité. Faisant preuve d’ingéniosité dans la recherche de solutions à ce méfait sociétal, les malgaches ce sont jetés sur les énergies renouvelables comme l’exploitation de l’électricité éolienne et solaire. Le hic est qu’il plane actuellement un projet de double taxation sur ces dernières, c'est-à-dire qu’à part la taxe douanière normale, une taxe d’exploitation est en gestation.
Nous crions tout de suite : « Halte à cette tentative de plonger définitivement le peuple malgache dans les abysses de la pauvreté ».
Effectivement, nous malgaches faisons déjà de notre mieux pour ne pas répondre par la violence, la violence administrative et financière qu’on nous fait subir journalièrement. Nous avons même fait amende honorable à la priorisation de la bonne représentation de la partie malgache dans le concert des nations qu’est la francophonie. Et oui, pendant cette période festive pour nos gouvernants, bon nombre de nos concitoyens vivant au jour le jour ont été sommés de ne pas travailler pour faciliter le bon déroulement de cette réunion au sommet, faisant en sorte que les démunis dans leur extrême pauvreté ont dû faire des concessions en empruntant de l’argent pour survivre. Comme cela ne suffit pas à ceux qui nous gouvernent, à travers la confection d’une nouvelle taxation on veut encore nous spolier d’un apport minimum d’électricité qui nous est vitale. Or ces formes d’exploitations des énergies nouvelles sont les seules qui peuvent être à la portée de nos possibilités financières, et l’on se demande qui est encore derrière ce concept du maintien de la pauvreté à Madagascar ?
Il est vrai que la JIRAMA de par la hausse vertigineuse du prix qu’elle applique au peuple est de moins en moins accessible à sa bourse. Or la plupart des unités professionnelles de l’île utilisent l’électricité, et sans l’apport de cette dernière, la production sera non seulement inexistante mais aussi hypothétique. La prestation de la JIRAMA dans toute l’île comme tout le monde le sait, est d’une nullité jamais atteinte jusqu’ici et ce malgré les promesses présidentielles. La débrouille bien malgache contournant ces insuffisances a fait en sorte que le peuple se soit tourné vers les énergies renouvelables qui sont dans les mires d’une double taxation (taxe d’importation et taxe d’exploitation).
Il y a crime quand on tue autrui avec ses propres mains, avec une arme blanche ou autre. Mais il y a aussi crime quand des lois scélérates empêchent de survivre tout un peuple en détresse. Que les institutions de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire international par leurs conseils fassent preuve de réalisme. Leur responsabilité est engagée dans l’encadrement des fonctionnaires de l’Etat malgache qui appliquent la politique de recouvrement des taxes à outrance prônées par ces dernières. Ces incitations aveugles à la taxation assomment la population par leurs mesures inappropriées et dépourvues d’humanisme en faisant fi du contexte actuel de pauvreté.
De par cette politique où sied la provocation qui va au delà du supportable, on est en veine de s’attendre à une explosion sociale qui comme un tsunami va encore tout détruire et mettra encore une fois le pays à genoux. Dans la bonne gouvernance, on doit toujours prévoir les cas de réactions sociales les plus extrêmes.
Qui entretiendra un pays dans la misère, profitera de l’inculture du peuple que cela génère, et confortera ainsi sa position dominante dans l’échiquier politique de son Etat. Est-ce la véritable visée de nos gouvernants, de la banque mondiale et du fonds monétaire international ? On espère que non, et que ces maladresses ne soient comme toujours le fruit du zèle de subalternes en quête de reconnaissance.
Max Randriantefy
Commentaires
On doit se demander si le but de ces instituts de Bretton Woods n'est pas de nous rendre dépendant économiquement.
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