Sommet de la Francophonie : clap de fin
Le rideau s’est refermé sur le XVIème Sommet de la Francophonie. L’heure est au bilan. D’après le régime, il est bon. Pour les autres observateurs, le bilan est mauvais. Premièrement, moins de 20 Chefs d’Etat et de Gouvernement ont fait le déplacement à Antananarivo au lieu des 80 initialement annoncés. Deuxièmement, le Roi Mohamed VI du Maroc, bien que présent dans la capitale, ne s’est pas rendu au Sommet. A cela s’ajoutent les innombrables faiblesses et insuffisances liées à l’organisation, et notamment le fait que le Village de la Francophonie n’a pas été achevé à temps. Cependant, il est possible de retenir quelques aspects partiellement positifs. Tout d’abord, les médias malgaches sont parvenus à dénoncer les réalités cachées par le régime. Malheureusement, ils n’ont pas été rejoints et épaulés par les leaders de l’opposition trop timorés. Ensuite, les relations entre le Maroc et Madagascar se sont considérablement renforcées avec des partenariats concrets. C’est un exemple réussi de coopération Sud-Sud. On regrette tout de même le fait que les marocains aient tout régenté et supervisé, avec la bénédiction des autorités malgaches. De plus, il faut saluer l’assainissement de la capitale, même s’il est éphémère. Il est à mettre à l’actif de la Commune Urbaine d’Antananarivo plutôt que de l’Etat central. De nombreuses portions de routes ont été refaites et un grand nettoyage a été opéré. Le problème est qu’aucune alternative n’a été offerte aux marchands et aux mendiants qui vont revenir en force. Enfin, l’artisanat malgache a connu un vif succès auprès des invités étrangers de marque. Il est dommage que ces derniers n’aient pas visité davantage les industries, en dépit du Salon des Industries de Madagascar.
Folojaona