Méthodologie : comment sont évaluées les fortunes ?

Les Cinq milliardaires malgaches figurent parmi les TOP 30 des fortunes d’Afrique subsaharienne francophone, le travail de classement fut évalué et étayé par plusieurs spécialistes avec un seuil de fortune fixé à 100 Milliards de francs CFA, soit 175 Millions de dollars, information recueillie dans le Magazine mensuel Forbes Afrique édition décembre 2016 – janvier 2017.

« TOP 30 des richissimes francophones ils ont fait fortune dans la finance, la distribution, l’industrie, l’agro-industrie ou l’immobilier. Parfois héritiers, souvent créateurs d’entreprises, ils sont tous à la cime du capitalisme africain. Plongée dans l’univers opaque et ultra-élitiste des multimillionnaires en dollars. »

Méthodologie : comment sont évaluées les fortunes ?

Pour parvenir à son top 30 des fortunes d’Afrique subsaharienne francophone,

Forbes Afrique a mis en place une méthodologie bien spécifique. Décryptage. Jacques Leroueil

L’élaboration du classement des 30 plus riches d’Afrique subsaharienne francophone est un travail de longue haleine. Pour ce numéro que vous avez entre les mains, on rappellera que les premières recherches afférentes à notre sujet ont commencé en juillet.

Dans un premier temps, il s’agit d’effectuer un recensement des individus potentiellement éligibles (le seuil de fortune est fixé à 100 Mds de francs CFA, soit 175 M$ de dollars), pays par pays. Nos journalistes suivent tout au long de l’année l’actualité de plusieurs centaines d’acteurs-clé de l’économie africaine et peuvent ainsi faire remonter toute information qui pourrait s’avérer pertinente.

Evaluation

Une fois la liste des personnes arrêtée, il faut ensuite estimer ces fortunes. Pour les sociétés cotées, les participations détenues par les membres de notre palmarès ont été calculées en prenant leur part dans le capital et le cours de Bourse à la mi-octobre. C’est la méthode d’évaluation la plus aisée car l’obligation d’information imposée par les marchés financiers permet d’avoir accès aux données publiques sur l’actionnariat et les comptes. Pas de chance, les riches d’Afrique subsaharienne francophone présents à la cote sont clairement l’exception. Et il est nettement plus difficile de débusquer les détenteurs d’actifs non cotés. Notre tâche consiste alors à éplucher les publications professionnelles, décortiquer les classements spécialisés et recouper l’information… L’évaluation proprement dite se fait ensuite sur la base de calculs prenant en compte le chiffre d’affaires, le résultat et les actifs nets de la société. A partir de là, l’estimation produite est comparée soit aux valorisations boursières d’entreprises équivalentes (lorsqu’elles existent), soit aux dernières transactions portant sur des sociétés du même secteur.

Experts

Un travail d’évaluation étayé par plusieurs spécialistes, notamment dans les domaines du capital-investissement et de l’évaluation d’entreprise. A noter également qu’à l’instar de l’an passé, nous n’avons pas sollicité activement le concours des personnalités présentes dans notre classement, et ce parce que nous anticipions une forte résistance de leur part. Ce qui n’a pas empêché des échanges avec un certain nombre d’entre eux. Un dialogue qui a permis de tenir compte de remarques – lorsqu’elles étaient légitimes et documentées – pour ajuster de manière fine nos premières estimations. A la baisse le plus souvent. On rappellera enfin que les personnalités politiques n’ont pas été incluses. Au niveau de la couverture géographique, le Maghreb et l’Afrique anglophone ne sont pas non plus pris en compte, les grandes fortunes de ces deux régions du continent étant déjà couvertes par une autre édition internationale de Forbes. En revanche, les ressortissants de l’île Maurice sont désormais intégrés à notre classement.

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