L’Ikopa: La saleté, la pollution n’empêchent pas les lavandières

Cette semaine a été le théâtre des premières vagues de pluies de cette saison dans la capitale. Bien que les averses ne soient pas encore de très haut débit, plusieurs quartiers de la capitale ont en ont déjà subi les conséquences. Outre les inondations dont sont toujours victimes les bas quartiers d’Antananarivo en cette période, les périphéries au sud de la ville subissent également des désagréments, surtout par rapport à la pollution des eaux. L’Ikopa et les eaux d’Anosizato sont des exemples concrets. Les averses ramènent en effet les saletés des environs et les répandent dans les courants. D’innombrables déchets flottent sur ces eaux, et leur couleur devient encore plus boueuse. Déjà pas très nette durant les saisons sèches, la population locale ne se gêne pourtant pas pour y puiser leurs besoins quotidiens en eau. Baignades et douches en tout genre, et surtout lavages de linges sales sont toujours de mise, malgré la pollution incontestable des courants. Les lavandières exerceraient là car l’eau ne coûte rien, et en plus elle n’est jamais tarie. La raison principale reste alors toujours le souci d’argent. La population préfère chercher la propreté dans des eaux sales, car ils n’ont pas les moyens de payer pour.

Nomena E.