Vente de film pirate: Une hausse importante des prix en vue
Les sites de téléchargement illégaux de films et séries étrangères sont sur le point d’être fermé un par un. Il y a une semaine, la gendarmerie Toulousaine a fermé le site le plus populaire des sites de téléchargement gratuite de film, de série, de musique et de logiciel, « Zone Télechargement.com ». Bien que simple d’accès et facile d’utilisation, ce site de « raccourcisseur » de liens de téléchargement « DL-protect », qui servait d’outil d’anonymisation sur le site officiel afin de télécharger du contenu protéger. L’enquête judiciaire sur cette affaire est en cours, mais revenons à Madagascar. Ce site est utilisé par la majorité des fournisseurs de films aux vendeurs malgaches. Il permettait de télécharger du contenu avec une vitesse dépassant les 10 Mégaoctes par seconde pour ceux qui utilisent l’option débridé. En plus, c’était le site le plus à jour, contenant les films et les séries les plus récents. Actuellement, aucun autre site gratuit n’est capable d’offrir les avantages de ce dernier. Cela affecte beaucoup le trafic de film et de série piraté à Madagascar car la vitesse de téléchargement, la sortie des contenus les plus récents avec les meilleures qualités, la facilité d’utilisation et le risque quasi-impossible d’infecter son ordinateur avec des virus est très difficile à trouver. Sur les groupes de vente des réseaux sociaux, on remarque déjà de légères augmentations sur le prix des films. En plus, les autres sites alternatifs comme « Cpasbien.cm » et « Torrent9.biz » sont également menacés de fermeture. A la différence du premier site déjà fermé, ces derniers ne permettent pas de télécharger directement les contenus, mais il faut avoir recours à un logiciel de cryptage des fichiers « torrent ». Néanmoins, ils sont tout aussi efficaces et gratuits. Cette normalisation risque de chambouler totalement le monde du piratage à Madagascar. Les films et les séries étrangères arrivent à temps et parfois même avant la sortie officielle dans la grande île depuis des années. Actuellement, cela risque de se renverser et les productions étrangères risquent de ne plus parvenir sur nos petits écrans car peu nombreux sont encore les malgaches qui ont les moyens d’acheter à l’étranger ou de télécharger sur des sites payants. Même nos chaînes de télévision locales ont recours à ces sites à l’image de Dream’in et de IBC qui diffusent des productions étrangères sans la moindre autorisation et cela, dès la sortie des films sur les sites illégaux.
Quoi qu’il en soit, le point positif c’est que même dans un pays aussi anarchique que Madagascar où chaque activité illicite reste impunie, on peut voir que les normalisations à l’étranger peuvent encore avoir des impacts chez nous.
T.Berado