Subventions à la JIRAMA: Toujours mises à l’index
La structure des dépenses publiques est en train de changer vers la baisse des subventions, bien que les dérapages doivent être évités. En 2016, les dépenses courantes en pourcentage du PIB devraient diminuer, une tendance qui devrait se poursuivre en 2017. Les dépenses courantes au cours des trois premiers trimestres de 2016 sont réduites de 0.5 points de pourcentage du PIB par rapport à la même période de 2015. La réduction a été en partie tirée par une baisse des subventions et des transferts, suite à l’élimination des subventions aux prix à la pompe du carburant. Cependant, à 3.2 pourcent du PIB en 2016, les subventions et transferts sont encore élevés, en particulier ceux alloués à la JIRAMA et aux caisses de retraite. Des pressions imprévues en cours d'année peuvent également donner lieu à des subventions plus élevées pour la JIRAMA, et qui peuvent supplanter les dépenses prioritaires et devraient être évitées. Dans ce cadre, les prix du pétrole brut sont prévus augmenter en 2017, de 53 USD par baril à 55 USD par baril (Banque mondiale, 2016), ce qui portera atteinte au coût des importations et à la fourniture de subvention à la JIRAMA.
Aussi, des réformes cruciales des entreprises publiques sont-elles nécessaires, plus particulièrement dans le secteur de l’électricité. L’avancement de l'amélioration de JIRAMA augmentera la disponibilité des ressources publiques pour les dépenses dans les domaines prioritaires et stimulera le climat d'investissement, et facilitera davantage les perspectives de croissance. Concrètement, cela nécessite l’augmentation des dépenses en faveur des pauvres, dont dans les régions les moins bien desservies, l'amélioration de la productivité de secteurs tels que l'agriculture, qui englobe une grande partie des pauvres, et la création d’emplois grâce à la croissance dirigée par le secteur privé. Pour y parvenir, il est essentiel de maintenir la dynamique de la mise en œuvre des réformes clés, en particulier en augmentant l’espace budgétaire pour dépenser conformément aux priorités politiques, et en améliorant la performance de la JIRAMA pour améliorer l’accès à l’approvisionnement en électricité abordable.
En attendant, les données disponibles mentionnent que les dépenses de fonctionnement, accaparant les 24,0% des dépenses publiques totales, sont allouées aux transferts et subventions à hauteur de 1028,0 milliards d’Ariary, afin de maintenir le niveau de production des établissements publics tels que la JIRAMA et AIR MADAGASCAR. Les transferts accordés à la JIRAMA passeront de 290 milliards en 2016 à 250 milliards en 2017.
Malgré tout, ces subventions restent dangereuses, et donc mises à l’index.