Compagnies d’assurance publiques : leur privatisation en vue

Les comptes des compagnies d’assurance font apparaître de hautes marges de solvabilité, mais l’évaluation de certains investissements est contestable, la rentabilité est peu élevée et l’efficience opérationnelle est faible. Plus, selon les données publiées dans le document portant Évaluation de la stabilité du système financier (ESSF) de Madagascar, effectuée par une équipe des services du FMI, il est fait état, entre autres, qu’un grand nombre d’investissements dans l’immobilier semblent être surévalués, et même certaines créances sur le secteur public (notamment les entreprises publiques) sont contestables. En effet, le choix des investissements des compagnies d’assurance publiques prédominantes laisse penser qu’elles ont succombé aux pressions de groupes d’intérêt spéciaux. La constitution de provisions pour actifs semble insuffisante. Les assureurs, dont les charges d’exploitation sont élevées, semblent avoir des difficultés à percevoir à temps les primes et à régler les demandes d’indemnisation. Ces déficiences ne sont guère susceptibles d’entraîner une instabilité financière systémique, mais elles impliquent que le secteur ne contribue pas autant qu’il le pourrait à l’efficience et aux développements économiques globaux. Il est recommandé de procéder à un audit externe des principales compagnies et à une réforme de leur gouvernance conduisant à leur privatisation…

Il y a lieu d’envisager sérieusement de déléguer le contrôle du secteur des assurances à un organisme indépendant (peut-être la CSBF). Un contrôle indépendant de ce type est particulièrement important lorsque les principaux assureurs relèvent du secteur public et le restera après leur privatisation.

La privatisation des compagnies d’assurance publiques prédominantes devrait être prévue au programme. Et le même document de noter que le processus de privatisation les obligerait à améliorer leur gestion, leurs résultats financiers et leurs services clientèle et la privatisation ouvrirait la voie à une plus grande concurrence et à l’offre de produits plus nombreux et meilleurs. Il n’y a pas d’arguments solides en faveur de la détention de la propriété des compagnies d’assurance par le secteur public. La privatisation des compagnies d’assurance publiques prédominantes devrait être prévue au programme. Le processus de privatisation les obligerait à améliorer leur gestion, leurs résultats financiers et leurs services clientèle et la privatisation ouvrirait la voie à une plus grande concurrence et à l’offre de produits plus nombreux et meilleurs. Il n’y a pas d’arguments solides en faveur de la détention de la propriété des compagnies d’assurance par le secteur public. 

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